Boogers : the dirty crazy one-man band à la Fnac Indétendances

De Boogers, je ne connaissais que sa reprise de Creep, revue et corrigée à sa manière. Pour tout dire, j’avais pas tellement adhéré. Et, comme une idiote je me suis un peu braquée, et je n’ai jamais cherché à aller plus loin. Quelle bêtise n’ai-je pas faite! Vendredi 13 août, il partageait l’affiche du festival Fnac Indétendances, au côté de 0800, Uffie et Tricky. J’y étais, et j’ai pris une sacrée claque dans la figure! Le gars est seul sur scène, et pourtant en fermant les yeux, on pourrait croire qu’il est accompagné de tout un groupe. Mais non, l’homme assure tout, et tout seul. Un choix qu’il a délibérément effectué, lui permettant de vraiment tout donner sur scène, et se lâcher complétement.

Se lâcher est un mot beaucoup trop faible, car la prestation live de Boogers a tout simplement phénoménal : c’est entre rock garage/hip-hop/électro/ska, le tout accompagné d’une pointe d’humour, et agrémenté d’un mini streap-tease. S’il arrive en sweet-shirt « style pyjama pour trainer à la maison ». Boogers fini son set top-less, et laisse dévoiler le mot « dirty » sur son torse. Ne voyez pas là une quelconque envie de séduire les filles (quoique!), l’homme orchestre explique juste que sur scène il a chaud donc il fait tomber le sweet jaune, puis le tee-shirt bleu… Pas étonnant, en vrai punk dans l’âme, il saute partout, se laisse tomber sur la scène, grimpe sur l’une des statues jonchant la scène, se traine par terre, et finit son set avec un drapeau des Doors enroulé sur son visage en chantant avant de sortir de la scène en trottinette… Bref, c’est loin d’être As Clean As Possible, comme s’intitule son album, sorti un peu plus tôt dans l’année.

Pour résumer, Boogers est un fou, qu’on ne peut absolument pas faire rentrer dans un tiroir musical. Or souvent la folie va de paire avec le génie, et être seul sur une scène et assurer à ce point relève du génie. Si, sa reprise de Creep ne m’avait absolument pas séduite, sa version de « Get Up Stand Up » de Bob Marley, version hardrock, elle m’a fait vibrer! Mention spéciale à « The Devil ». Ma préférée : un chant hypnotique qui ne comporte qu’une seule phrase pour parole « if you look upon my face, you are watching now the devil« , répété tout au long de la chanson, ponctué de mix  et augmenté en son milieu par une disto bien lourde.

Sabine Swann Bouchoul

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