Chief : l’appel des grands espaces

Composé par Evan Koga (chant, guitare), Danny Fujikawa (chant, guitare), Michael Fujikawa (batterie), Mike Moonves (basse) le quatuor de Chief est la nouvelle recrue de Domino Record. Quand on sait que c’est ce label qui a signé avec les Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, Tricky et d’autres on se dit légitimement qu’il serait bon de s’intéresser à leur cas !

Leur tout premier album « Modern Ritual » est sorti en France en octobre dernier, composé de 11 titres il fut enregistré en Californie, dont son originaire le groupe. Pourquoi cette précision ? très simple, malgré leur look qui pourrait faire penser qu’il s’agit plutôt d’un groupe de métal harmonique au fil de l’écoute ça respire la West Coast.  On ne vous parle pas des groupes de rock californien de maintenant  qui multiplie les basses, les riffs, les beats accrocheurs de batterie… Non non rien à voir avec les Offspring, Red Hot Chili Peppers, Beach boys et autres là on remonte  aux années 70. Pour preuve ils nomment  notamment comme influence  Neil Young, Tom Petty, Crosby, Stills, Nash etc … et  effectivement on est bien dans le même mouvement. mais pour sur leur rock  est caractérisé par une mélodie teintée folk dans laquelle s’entremêlent les riffs de la basse de Mike, de douces harmonies sans parler de paroles qui nous font sortir la larmounette. On est en présence ici d’un bon exemple de groupe d’indie rock.

On se verrait bien écouter leur album au volant de notre Cadillac sur la route 66, le soleil se levant, les autres passagers endormis sans trop savoir où on est mais que de toute façon on va bien arriver quelque part. A l’écoute on est emporté, certes on pourra dire que ça n’a rien d’original, qu’il y a de nombreux précédents mais on arrive pas à résister à l’appel des grands espaces que leurs chansons évoquent. Les harmonies  de chant sont belles et nous accompagnent du premier au dernier titre, voire même au point qu’on ne sache pas vraiment quand est le début et la fin du disque. On aurait  limite du mal à différencier les chansons, il n’y a pas de rupture c’est comme si on écoutait une longue chanson qui changerait de rythme toute les trois minutes. Ça s’explique aussi par le fait qu’on est complètement emporté, ça reposant, d’autres diraient peut être ennuyeux mais c’est beau et bien ficelé alors même pour ceux là un peu de beauté sécurisante de temps en temps ça fait pas de mal !

A bon entendeur 😉

Lamiya Aït-Saïd

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