On a écouté : Paupers Field de Dylan Leblanc

Le 14 septembre prochain, s’il faut vous ruer sur un album c’est celui de Dylan Leblanc Paupers Field. Vous ne le connaissez pas? Moi non plus il y a trois jours, mais je suis littéralement tombée sous le charme de cet album. C’est de la folk dans la pure tradition américaine avec la touche country/soul que seul les yankies savent apporter à la musique.

Cheveux longs,  regard triste et torturé, Dylan Leblanc du haut de ses 20 printemps me fait bizarrement penser à Nick Drake. Pas seulement physiquement. Comme lui, il a ce côté torturé qu’on retrouve également dans ses chansons. D’une voix un peu voilée, très émotive, il nous susurre à l’oreille des histoires qui parle d’amour, de mort, de perte. Il livre ses expériences personnelles et ses sentiments. Sa vision de la vie n’est pas très joyeuse certes, il pense à cet égard que « la vie n’est pas un endroit très marrant« . Très dépouillées et mélancoliques les douze pièces qui composent Pauper Fields sont douze pièces intemporelles que l’on penserait écrites dans les années 70.

Seul à la guitare sèche le plus souvent, ou accompagné d’une batterie  et d’une guitare électrique de temps en temps, Dylan surprend par la qualité de ces compositions. Magistral, le titre  » If The Creek Don’t Rise » a séduit Alela Diane, qui en fait une reprise. L’univers de Paupers Fields est sombre et triste. Chanter, pour Dylan Leblanc est une façon de se livrer, et d’extérioriser ses sentiments et ses démons (« On With The Night« ). Il ne parle pas que de sa vie, il chante également sous forme de nouvelles de petites histoires de personnages étranges comme sur « Emma Hartley« , ou un violoncelle se fait entendre au loin.

On parlait d’une certaine ressemblance avec Nick Drake. L’influence du très regretté songwriter se fait en fait ressentir, notamment sur le titre « Ain’t Too Good At Losing Time« , une ballade que l’on pourrait croire sortie d’une répertoire de l’interprète de Pink Moon. Paupers Field est un album folk certes, mais pas seulement. En effet, le jeune homme a également été bercé par la country music, et on ressent cette influence sur « Changing Of The Season« , ou sur « Low » qui ouvre l’album.

A l’écoute de Paupers Field, on se dit qu’il est impossible de choisir un titre se démarquant. En effet, chaque pièce est un titre unique. Album intemporel il semble arriver du passé. Du haut de ses 20 ans Dylan Leblanc, descendant d’un bandit texan du début du 20ème siècle, nous ouvre les portes de son univers torturé de démons ou l’obscurité est omniprésente. La musique est son exutoire, et c’est de fort belle manière que sont retranscrits les sentiments de ce jeune homme. A suivre de très près.

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3 pensées sur “On a écouté : Paupers Field de Dylan Leblanc

  • 5 janvier 2011 à 5 h 44 min
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    Séduite par votre article et grande fan de Nick Drake, j’ai eu la curiosité d’aller écouter ce que ce jeune-homme valait sur y****be. Et bien déception… Sa voix ne me plait pas vraiment (je trouve qu’il a une mimique de prononciation un peu à la « Cœur de pirate », un truc insupportable plus de quelques secondes pour moi). Et pour ce qui est de l’instrumentation de ses chansons, ça sonne en général très américain, presque country parfois, et je préfère la pureté du son anglais.

  • 5 janvier 2011 à 14 h 41 min
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    Oh, je suis désolée de votre déception.
    Personne n’arrivera à la cheville de N. Drake c’est indéniable. Mais, moi à l’écoute de Pauper Fields, j’ai eu l’impression d’en retrouver un peu l’univers. Après, la musique est subjective, tout comme son appréciation. Donc, forcément on ne peut pas plaire à tout le monde. Moi, j’ai complétement été envoûtée par ce jeune garçon… un conseil, réécoutez bien, en faisant abstraction de tout et en ne pensant à rien du tout).

    Swann

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