On y était : MEDI au Café de la Danse

Un vent pop/soul seventies soufflait sur le Café de la Danse, lundi 14 mars, et pour cause Medi et sa chevelure dorée y avait posé guitares, batterie et piano pour un concert qui s’annonçait chaud (ou show comme vous le sentez!). Premier signe qui ne trompe pas : la salle parisienne est sold-out, les billets s’étant vendus comme des petits pains au chocolat, et à en voir la longue (très longue) file d’attente qui boue d’impatience, on se dit que l’ambiance va être royale. Et, pour le coup on ne s’est pas trompé. La salle se remplit vite, et en moins d’une demi-heure toutes les places sont occupées, les escaliers aussi sont pris d’assaut. Spectateurs, tu ne bougera point de ton siège une fois installés, car impossible de la récupérer si par mégarde l’envie te prends d’aller boire un coup.

Avant que Medi et son band viennent s’installer, un charmant jeune homme accompagné de sa guitare s’empare de la scène. David Zincke, ami du chanteur natif de Nice. Premier titre teinté de country-blues séduit immédiatement le public présent, tonnerre d’applaudissement. On se dit « c’est fou, le public est déjà conquis« , le garçon, visiblement à l’aise sur scène se lance dans un autre titre, beaucoup plus doux, et moins entraînant. Là, le soufflet retombe un peu, peut-être par le fait qu’on est très habitué à entendre les complaintes folk et que la sienne ne semble pas très originale. Cependant, la léthargie du public ne dure que quelques minutes, puisque David ne se laisse pas abattre, et après une petite blague (« vous voulez voir Medi hein, ben non il viendra pas tout de suite!« ) enchaîne son set en alternant titres  doux avec d’autres morceaux beaucoup plus énergiques. Forcément ça plaît, le public tape des mains et bat la mesure avec le chanteur. Il s’autorise durant son set une reprise du maître du folk, le grand Bob Dylan : une réussite, la voix de David Zincke plaisante et puissante berce alors les oreilles du Café de la Danse finalement conquis ! Mission accomplie, l’anglais peut se retirer et laisser place à la star de la soirée : MEDI.

D’emblée, le garçon s’installe derrière son clavier, et demande à son public assis de se lever (« je suis timide, je préfère quand les gens sont debout« ). Ce dernier s’exécute,  le Café de la Danse entier est debout, et il le restera pendant tout le concert. La musique de Medi en solo est faite pour danser, forcément, le public s’en donne à cœur joie. Il tape des pieds, frappe des mains, et chante avec Medi et son orchestre. Des cris se font de temps en temps entendre, mais rassurez-vous, rien d’hystériques. Entre deux titres, le nicois n’hésite pas à parler avec son public, et il communique beaucoup avec lui, dédicace un titre à son ami Charlie Winston, et invite même une petite fille sur scène, qui fêtait ses 9 ans ce soir-là ! Beau cadeau pour la gamine qui se déhanche comme une grande au côté de Medi. Le public a largement apprécié le spectacle du soir, mais il faudra regretter toutefois une petite chose : un show bien trop propre et trop carré. On chipotte très certainement, mais on aurait aimé un petit grain de folie dans le set.

 

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