Diego Zavatarelli : la folk d’Amérique du Sud mais pas trop.

On avait découvert Diego Zavatarelli pour la première fois à l’International, il avait rencontré des problèmes techniques durant son set (pas de retours) et nous n’avions pas pu bien juger sa performance. Nous ne sommes pas arrêtés à ça, nous avons donc écouté son EP « Shadows » , si on avait un mot pour le décrire : captivant, à l’écoute des cinq titres on est transporté… Ça semble presque normal, après tout Diego est un argentin installé à Paris, qui a auparavant voyagé en Europe, sa musique invite forcément au voyage. Là on parle de pure folk, oui on revient un peu aux premières amours du blog, elle peut être sexy, un brin rock, avoir un je ne sais quoi de blues ou de country mais là on la retrouve dans sa dimension basique. C’est épuré, minimaliste, sans artifices, une guitare, et de très belles harmonies.  On vous parlait il y a quelque temps de notre non amour pour le vocoder ou tout autre forme de logiciel qui déforme la voix, pourtant dans « Between » l’argentin en met une petite touche entre ça et les chœurs on doit avouer qu’on a été conquises.

De la douceur et un brin de mélancolie, pour quelqu’un qui à découvert sa passion pour la musique avec le grunge on peut trouver ça étrange mais l’écriture de son EP  a été influencé par son vécu, notamment ses neuf années en tant que professeur de musique pour des enfants démunis.

Munissez vous d’un thé, d’un pyjama, de grosses chaussettes, d’une couverture, regardez le soleil se coucher en écoutant Diego et vous comprendrez de quoi il est question. Ou alors vu qu’il n’est plus trop de saison de porter des grosses chaussettes et s’abriter dans un plaid venez donc le voir se produire le 14 avril prochain à la Loge.

Lamiya Aït-Saïd

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