On y était : Dylan Leblanc et Alela Diane à La Cigale

Avant de commencer ce billet, je tiens à m’excuser. Je m’excuse car je risque d’être totalement dénuée d’objectivité lorsque je devrais aborder le sujet « Dylan Leblanc ». Vous le savez, j’ai eu pour ce jeune artiste un véritable coup de foudre musical. Son album Paupers Field doit d’ailleurs être l’album folk que j’ai le plus écouté juste derrière Iron & Wine. Le fait est que j’ai été subjugué par le talent de ce garçon, par les histoires qu’il raconte avec cette voix voilée posée sur des compositions mélancolique. Je guettais impatiemment son arrivée sur une scène parisienne. Et, contrairement à James Vincent McMorrow, il ne m’a pas déçu.

by David Emery

Programmé en première partie d’Alela Diane, lundi 9 mai, le grand gaillard pénètre sur la scène de la Cigale en illustre inconnu. A la fin de son set, il emportera pourtant toute la scène dans son univers. Le garçon présente quelques titres de son premier album, mais aussi de son prochain album à paraître selon ses dires en septembre prochain, et nouveauté il est accompagné par une partie des Wild Divine, sans Alela. Alela elle, s’invite sur le titre « If The Creek Don’t Rise« , apportant une touche gracieuse au titre déjà parfait. Chaque titre de Dylan sera salué par un grondement d’applaudissement, et nombreux seront les spectateurs à demander son nom : Dylan LEBLANC. Le Cowboy folk a parfaitement rempli sa partie du contrat, il peut laisser place à la star de la soirée : Alela Diane.

La belle resplendissait ! Nouvelle coupe de cheveux, robe de velours, bottines cowboy, Alela Diane arrive sur scène sous un tonnerre d’acclamation. Il faut dire que cela faisait quelques années qu’elle n’était pas revenue chez nous, et selon elle « La Cigale est la plus belle salle de Paris ». En tout cas, elle a réussi à subjuguer une nouvelle fois un auditoire déjà tout acquis à  sa cause. Accompagnée par son père, son frère et son mari sur scène, la chanteuse a chanté l’ensemble des titres de son nouvel album, et montre aussi sa nouvelle orientation musicale, bien détachée du folk hantée qu’on avait l’habitude d’entendre. Plus rythmées et plus riches musicalement, elles n’arrivent pas seulement à captiver autant que les titres du magistral Pirate Gospel. En effet, c’est surtout sur les titres de cet album que le public est plus réactif. « The Rifle », « Oh My Mama » (qu’elle jouera seule à la guitare) et « Pirate Gospel » d’ailleurs seront les titres les plus applaudis.

On fait la fine bouche, Alela Diane et son band ont tout simplement été divins. Rieur, l’ambiance était décontractée et même à la rigolade (Tom Mcgee, le mari d’Alela ponctuera le set de ces blagues) et Dylan Leblanc, le petit frère d’adoption s’invitera enfin sur deux titres du set, notamment une reprise de Neil Young, ou les voix des deux artistes se sont parfaitement mêlées.

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