On y était : Fleet Foxes (Festival Days Off)

Dans la famille folk qui-ne-déçoit-jamais je demande…Fleet Foxes à Pleyel, soit le concert le plus magique auquel j’ai pu assister cette année. Non, je ne dis pas ça parce que secrètement j’attends que Robin Pecknold me demande de l’épouser, mais simplement parce que cette bande de garçons au look hippie-bohème a tout bonnement enchanté la salle. De leur part, on n’attendait pas moins, et on n’a pas été déçu. Enfin par eux, c’est plus Pleyel qui n’a pas franchement assurée.

Avant cependant que Fleet Foxes prennent place sur scène, c’est The Villagers qui étaient chargés d’assurer la première partie. Vu pour la première fois au Festival des Inrocks, je n’avais pas été séduite par la musique. Etrange quand on sait que je suis une amoureuse d’indie-folk. En fait, je ne me rappelle plus très bien pourquoi je n’avais pas accroché. Une Cigale trop bruyante peut-être ? En revanche, cette fois-ci à la salle Pleyel, je me suis traité moi-même de pauvre idiote. Comment diable ai-je ne pas être transporté par cette voix sensible ? Par cette simplicité du personnage de Conor ? Par ce regard malicieux ? Par ces compositions qui commencent doucement pour exploser ensuite, et puis retrouver sa douceur ? Une tempête, une accalmie et de nouveau un tourbillon musical. Harmonies parfaites. Batterie légère. Du Folk oui, mais loin d’être chiant et maintes fois entendu. En même temps, pour ouvrir avant Fleet Foxes, il ne faut qu’une affiche parfaite. The Villagers ont été plus que parfait. Royal même. Et, je me maudis encore une fois d’être passer à côté d’eux il y a neuf mois.

Trente minutes exactement après que The Villagers aient quitté la scène, l’imposant matos de la troupe Fleet Foxes est prêt, et Robin Pecknold et sa bande peut donc investir les lieux. Tonnerre d’applaudissement. Ils peuvent envoyer le son. Trop emballés, ils y vont comme des sourds, et même si l’intro instrumentale est parfaite, les musiciens ne se rendent pas compte que c’est beaucoup trop fort ! Le public gronde un peu. Robin s’excuse et s’en amusera pendant le concert demandant à plusieurs reprises si le volume est right ou pas. Pour plaisanter, ils s’amuseront à vraiment jouer tout doucement jusqu’à ce qu’un spectateur du public crie « plus fort ». Fleet Foxes passeront en revue leurs deux albums et bien entendu les titres les plus connus seront acclamés par une salve d’applaudissement : « Blue Ridge Moutains », « Sun It Rises », « WhiteWinter Hymnal » ou encore « Montezuma ».

Le seul problème : les lumières pas franchement à la hauteur, qui étaient totalement en décalage avec l’atmosphère que pouvait se dégager des titres. Le son, vraiment trop fort qui empêcher de vraiment apprécier les morceaux. Et la clim, vraiment trop forte… enfin pour ma part, c’est emmitouflée dans mon gilet, et en tailleur sur mon siège que j’écoutais le concert. Oui j’ai un peu cru que Pleyel était ma maison… Il faut dire que cela faisait deux soirs de suite que je plantais mon séant dans la salle, à quelques places près, puisque que le dimanche j’étais là pour Cat Power.

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Une pensée sur “On y était : Fleet Foxes (Festival Days Off)

  • 5 juillet 2011 à 18 h 07 min
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    Même avis sur les deux soirées passées à Pleyel. Très déçue pas Cat Power puis très déçue par les ingé son et lumière sur Fleet foxes qu’on n’a pu apprécier pleinement.. Belle découverte sur la première partie : Villagers!

  • 7 juillet 2011 à 17 h 06 min
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    Au 10e rang, concert quasi insupportable. Voix noyées par les guitares, volume sonore bien trop important et vraie tension entre le groupe et le public. Les ingé son sont complètement en cause, mais les postures de divas des musiciens ont achevé de me gâcher la soirée. Fleet Foxes et Pleyel, un rendez-vous raté.

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