Francofolies Day 3 : Maxim mais quel (Yo)Délice.

Photo : Xavier Leoty

The Do, Cocoon, Lilly Wood & The Prick, Yodélice, Lamarca, Pollux From Rio, Fumuj, Inspector Cluzo…Pleins de concerts partout de gens que j’aime, et quatre interviews à réaliser avec 10 minutes de battements entre chacune…autant dire que ce jeudi 14 juillet a été du SPORT… La nature est vraiment mal faite ! Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas être partout à la fois ? Genre, comme dans Harry Potter, il faudrait qu’on aille le pouvoir de se transporter, c’est fou le temps qu’on gagnerait !

Ca commence par Melissmell. J’ai la tête en vrac, l’estomac en vrac aussi, du coup elle joue un peu à la maman avec moi… J’aime trop son album, mais j’avoue qu’humainement c’est vraiment une gentille personne. L’autre gentil personne c’est Yodélice. Pour tout te dire, lecteur d’amour j’avais un peu peur de le rencontrer. On m’avait dit qu’il était un peu-pince sans rire, et que son entourage était un peu très restrictif, et à cheval sur l’image. Du coup disons le, j’ai peur. Au final, le Maxim est une très gentil personne, qui répondrait un peu à tous les critères de l’homme parfait par Swann :

1. Il a une barbe

2. Il chante très bien

3. Il joue de la guitare et du piano

4. Il est ultra gentil, limite un peu timide aux premiers abords.

5. Et, contrairement à d’autres artistes moins connus, il ne se la raconte pas (putain, ça fait plaisir)

Et puis, de cette journée, c’est quand même lui qui a le plus assuré. Oui parce que parlons musique, ce que j’ai de ma journée, je crois que tu t’en fous un peu. Sur la grande scène, ça commence par Lily Wood & The Prick. Nous, on les connait déjà très bien et on aime leur folie, et leur set enflammé. Bon, là, il faut dire, ils ont quand même eu un peu de mal à emporter le public avec eux…Peut-être est-ce dû à la faute monumentale de Nili, la chanteuse du groupe qui veut participer le public « Est-ce qu’on sait chanter en Bretagne? »… Euh, oui mais là on est pas en Bretagne chérie ! C’est de la faute à Nolwenn ça, elle a enduit tout le monde en erreur, en déboulant mardi sur scène avec un gigantesque drapeau breton…

Mark de Cocoon, n’a pas manqué d’enfoncer le clou, histoire de bien mettre remuer le couteau. Le duo est le suivant à monter sur scène, et au moment d’introduire le morceau « Mother« , le chanteur explique la genèse du titre : « une chanson composée à Belle-île, qui est vraiment en Bretagne pour le coup ». Et il ajoute un énorme « SALUT LES CORSES » pour se moquer un peu plus. La foule à l’air d’aimer, et un tonnerre d’applaudissement retenti…

Ensuite, arrive Yodélice, et là, parole de moi le groupe sur scène déchire, et la plupart des journalistes sur place seront d’accord pour dire, que ce soir-là c’est lui qui a le plus détonné. Batteur à aile façon Sufjan Stevens,  guitaristes et violoncelliste maquillé, chacun des musiciens présents sur scène incarnent à merveille les personnages de SpookLand tout droit sorti de l’imagination de Yodélice. Le garçon commence avec « Breath In/Breath Out« , et ces longues plages instrumentales, enchaine avec « Insanity ». Pendant son set, il alternera titres du deuxième album et du premier, et bien entendu son tube « Sunday With Flu » sera repris par toute l’assistance. C’est beau, c’est intense, et Yodélice sur scène c’est un plaisir pour les oreilles et pour les yeux (big up à la danse tribale) Il ne s’économise pas, et son public il l’aime, et il le remercie chaleureusement pendant de très longues minutes avant de laisser place à The Do…

En fait, ce ne sera pas The Do, mais Rover qui fera son apparition sur scène. Artiste du Chantier des Francos saison 2011, j’avais déjà vu le garçon au buzz en octobre dernier. Déjà j’avais pas aimé on sent la trop grande influence Radioheadienne et Buckleyienne, et même si sur le papier ça devrait me plaire, j’accroche pas. Et puis, sur scène, hier ça virait plus à la démo vocale qu’autre chose…Le public par contre lui appréciera grandement.

Au contraire, il accrochera pas plus que ça à The Do. Pourtant, Dieu sait combien c’est bon de les entendre. Mais, c’est vrai que ce que le grand public connait du duo c’est « On My Shoulders« , très orienté folk, et très différente de ce qu’il y a sur les autres albums qui mélangent musique tribale et musique expérimentale. C’est peut-être assez difficile d’accès du coup, et ou on accroche, ou on accroche pas. Moi, j’accroche à 110% pourcent, et je ne me lasserais jamais d’écouter Slippery Slope en boucle encore, et encore.

Aaron et Popof suivent, mais c’est direction le Casino Barrière (tu sais le mini-bus palladium) qu’on se dirige pour Fumuj. Electro ? Rock ? Hip-hop ? Un peu les trois à la fois, et c’est ultra efficace, mais je n’ai pu écouter qu’un titre, le dernier du set, et  j’ai adoré !

As-tu remarqué qu’en ce jour de 14 juillet, Fête Nationale, les programmateurs ont fait le choix de ne mettre sur la grande scène, que des jeunes artistes de la scène pop-rock qui ne chantent qu’en anglais. Un joli pied de nez aux défenseurs de la langue de Molière, et de la variétoch française qui pourrit un peu (beaucoup)  nos oreilles !

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