Le festival d’Été de Québec, le jour où je suis tombée en amour avec Kim Churchill

Et oui, nous a Rocknfool on est partout !

Je vous écrit donc de la belle ville de Québec, que je ne vais pas tarder à quitter, non sans regrets. Mais avant de me lamenter sur mon sort, je vais tenter de vous résumer MON festival d’Été. Attention c’est un peu long, mais c’est fait avec amour avec un ordi qwerty où je dois me battre pour trouver les accents.

D’abord, c’est toute la ville de Québec qui se déplace pour aller observer plusieurs centaines d’artistes, de tous les pays bien que principalement nord-américains et français. Il y en a pour tous, bien que pour moi ça soit surtout beaucoup de noms inconnus.

Mais c’est vrai que c’est fort sympathique de voir que papis, mamies, femmes enceinte, famille, touristes, et bien sur jeunes, se rejoignent pendant ces 11 jours de festival.

Alors comment ça se passe niveau lieux et scènes ? C’est très simple, il y a 3 grandes scènes principales répandues dans le centre-ville du vieux Québec, que l’on peut rejoindre à pied, et 10 autres scènes dans des coins perdus. En gros et pour ne pas vous prendre la tête avec des données géographiques dont on n’à que faire, il y a 4 grands « spots ».

Et on ne rigole pas au Canada, la plus grande scène est plus que gigantesque ! La scène Bell (nom du principal sponsor) est située dans un parc de plusieurs hectares, plus connu sous le nom de plaines d’Abraham, puisque c’est l’endroit où a eu lieu la fameuse bataille opposant les troupes anglaises et françaises aux alentours de 1759 dans le but de s’approprier les terres canadiennes. (et oui, j’ai fait le tour des musées faisant l’apologie de l’histoire québécoise, je suis rodée !). Cela-dit je sens que je vous perds dans mon blabla historique, donc je vais passer à la musique, chose bien plus intéressante.

Premier concert, le soir de mon arrivée à Québec, avec – et je me dois de le préciser, un décalage horaire de 6h, ce qui fait qu’à l’heure où je suis allée écouter Grand Corps Malade, il était exactement 4h du matin pour moi, soit 22h sans dormir. Trêve de bavardage. Grand Corps Malade fidèle à lui même, entouré par 4 musiciens si ma mémoire est bonne. Un bout de concert manqué car trouver la bonne scène au début d’un festival, et de nuit, ce n’est jamais facile. Des textes toujours sublimes, et une voix plus envoûtante que jamais. Fabien communique beaucoup avec son public, assez nombreux je dois dire venu applaudir un slammeur français, et s’amuse avec son pote aux lumières pour l’éclairer de temps en temps et observer tous ces visages tourner vers lui. Et visiblement il y a symbiose puisque après avoir interpréter quelques titres de son nouvel album en tant que nouveau Papa, il éblouit les Québécois avec Mon coeur ma tête et mes couilles, mais encore plus avec un duo sur un slam composé spécialement pour le Québec interprété avec un parolier québécois, Yann Perreau. Beaucoup de rires, de « Grand Corps Malade on t’aime! », et surtout beaucoup d’applaudissements. Et je peux vous assurer que le public à aimer, puisqu’il entame le fameux « Ohé, ohéohééééé ohéééé ohééé », signe d’un bon concert. Et en effet c’était un fort bon concert pour entamer ma quinzaine canadienne.

Et on enchaîne le lourd avec du super lourd dès le lendemain… Mesdames, Messieurs, Sir Elton John ! Elton John est l’une des deux têtes d’affiche de ce festival avec Metallica, dont je vous parlerai tout à l’heure, en mal bien sur.

Vous me pardonnerez la photo, mais je vous assure que faire 1m60 au 4e rang, ce n’est pas pratique, donc celle ci n’est pas de moi, mais bien de mon appareil. Et ce 4e rang on l’a bien mérité, puisqu’on a attendu depuis 15h, pour un concert programmé à 21h15. Une première partie plus que médiocre, avec Aaron Neville, un afro-américain à la voix de minette (joli timbre pourtant), qui n’a fait quasiment que des covers. Alors soit la balance son a été très mal faîte, soit Aaron avec son tee-shirt moulant ses pecs, et ses blings n’était pas préparé pour faire une telle première partie.

Revenons à Elton, qui nous a fait un set d’enfers ! Il commence par un Saturday Night de folie, puis notamment mes préférées: Rocketman, Sorry Seems to Be the Hardest Word, Benny and the Jets, et Your Song pour conclure plus d’1h30 de show. C’était splendide, d’autant plus qu’Elton John a une voix merveilleuse, et à l’air de s’amuser comme un gamin, comme lorsqu’il se hisse sur le tabouret de son piano à queue et bat le rythme au public. Un gros show, à la British way, et un réel plaisir de voir en chair et en os LE Elton John. Des frissons bien sur pendant mes chansons préférées notamment pendant le piano-voix débutant Sorry Seems to Be the Hardest Word, et un corps qui s’agit malgré la fatigue durant Benny and the Jets. Pour faire court et clore le chapitre Elton John, c’était AWESOME DUDE !

Je voulais vraiment aller photographier The Black Keys, mais ce soir là, grosse pluie, qui a duré toute la soirée, et vu qu’ils étaient programmés sur la scène principale et que cette « salle de plein air » est faîte de terre, ça ne me tentait pas d’en faire l’expérience.

C’est le lendemain vers 18h50 que j’ai fait la plus belle découverte du festival. J’ai nommé le jeune Kim Churchill. Il pleuvait, et je rentrais d’une journée chargée de visites et de marche à pied, lorsque mes oreilles sous mon parapluie ont entendu un doux bruit. Forcément je m’arête, et même si je patauge dans les flaques, et que le maintien du sac, de la housse d’appareil photos et du parapluie n’est guère évident, je reste pour les 3 dernières chansons.

Du pur plaisir pour les oreilles, puisque ce jeune homme orchestre joue à merveilles de la guitare, de l’harmonica, et de la grosse caisse en même temps. Mais c’est surtout sa technique de la guitare qui me surprend dès la première écoute. Je ne m’y connais pas assez bien pour vous parler technique de gratte, avec slides et autres jeux sonores, mais je peux vous dire qu’Il gère la fougère ! Néanmoins très vite c’est la fin, puisque je suis arrivée trop tard. Kim est bien applaudi par la foule restée l’écouter sous la pluie battante. Et une bonne nouvelle me parvient aux oreilles, puisque Kim joue le lendemain dans une petite salle, toujours pour le festival d’été.

C’est donc à L’Impérial, salle dans le bas de Québec, que nous retrouvons Kim, sous une chaleur de plomb. On aura le droit à 5-6 titres par l’Australien toujours seul sur scène, qui pourtant réussit à enchanter le public grâce à ses solos enflammés et ses compos entraînantes. J’en sors donc avec le sourire, et le tee-shirt trempé. (et oui je vous donne tous les détails!) Une superbe découverte je ne vous le cache pas, et j’espère revoir Kim très vite en France car je suis vraiment « tombée en amour ». (http://www.kimchurchill.com/)

Après Kim direction les plaines d’Abraham pour mater Yelle et Marie-Mai, la nouvelle Céline Dion rockeuse mixée avec les L5. Niveau son, Yelle ça ne passait, trop seule sur cette grande scène, dans son délire électro, et sa tenue léopard à capuche. Marie-Mai je ne sais pas, car je suis partie après une ouverture des plus déplorables. Et pourtant, elle connaît un vrai succès chez nos amis les Québécois.

Je conclue par le meilleure… la tête d’affiche, le mythe de tout adolescent .. METALLICA !

Alors pour me faire bien comprendre, j’ai rejoint vers 17h un ami qui souhaitait les voir depuis des années. Bien sûr, il était bien trop tard, et la queue était inimaginablement longue, à travers des avenues, des places… Et bien sûr je me dois de préciser que beaucoup ont dormi sur place, de peur de ne pouvoir entrer, ou de ne pas être bien placé. Bref on est arrivé bien trop tard, et je vous avoue que je n’étais guère motivée. Bref, on fait quand même une queue de folie, on avance pas à pas, puis on finit par entrer. Mais là, impossible d’avancer, ou même de voir la scène et dieu sait que pourtant la plaine est immense ! C’est nul d’aller à un concert et de ne même pas pouvoir voir un écran géant, et de rester continuellement sur ses demi-pointes pour essayer de voir un bout du coin gauche de la scène.  On a fait demi-tour, et bien heureusement. Mais en sortant, c’était le carnage.  Je vous laisse voir par vous même.

On ne pouvait plus voir le béton tant il était parsemé d’ordures en tout genres : chaises montables, sac à dos, glacières, tentes, et bien sur des milliers de canettes et de bouteilles d’eau. Dé-gueu-lasse.

Donc pas de Metallica cette fois-ci, mais pas de regrets en ce qui me concerne. Un beau festival, avec une belle ambiance générale notamment grâce aux Québécois, des personnes avec beaucoup d’humour, de curiosité et d’ouverture d’esprit. Je vous conseille un jour, si vous en avez l’occasion et les moyens (65 dollars pour 11 jours c’est largement faisable, surtout qu’après vous pouvez garder votre « macaron lumineux » et votre super bracelet en scratch) de vous rendre au Québec l’été et de tourner de villes en villes pour profiter de ce beau festival, bien organisé, et où l’ambiance est incroyable.

Alors merci Québec, merci Fabien, Elton et Kim, et également Guillaume mon pote sans qui cela n’aurait pas été possible. (et merci pour son aide inconditionnelle à minuit passé pour me trouver les mots manquants)

PS: J’ai du oublier beaucoup de détails et je suis désolée, mais je vous assure que c’est difficile de se souvenir de tout, alors j’espère que ça vous plaira !

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