Ces hommes qui susurrent à l’oreille des femmes

C’était un article que j’avais écrit en février dernier pour ChérieFm..J’avais envie de vous le faire partager (et parce que ce serait terrible de ne pas vous le faire lire, parce que je sais bien que vous n’irez jamais cliquer sur le site de ChérieFM)!

De Marc Lavoine à Enrique Iglesias en passant par Serge Gainsbourg, tous ces artistes ont un point commun, celui de faire l’apologie de la femme en chansons. En cette période de Saint-Valentin, passons en revue ces hommes qui font craquer les femmes.

Du gendre parfait à l’amant musical

Le chanteur-séducteur se présente comme le gendre idéal : le regard un peu triste comme Patrick Fiori, une voix chaude ou rauque comme celle d’un Garou et, surtout, il chante pour les femmes. Il se fait l’amant musical de la « ménagère » qui voit dans leurs douces ritournelles les doux mots d’amour qui peuvent parfois leur manquer.

Le séducteur a bien compris que la gent féminine aime qu’on la complimente, qu’on lui répète qu’on l’aime. Julien Clercainsi dans son hymne célèbre Femme je vous aime avoue : « Femmes… Je vous aime/Si parfois ces mots se déchirent/C’est que je n’ose pas vous dire/Je vous désire. »

Marc Lavoine, avec ses yeux bleu azur et son air viril mais romantique, possède tous les atouts pour faire fondre n’importe quelles femmes. La mère succombait avec Les Yeux revolver, sa fille craque et se verrait bien à la place de Claire Keim quand il chante en duo avec elleJe ne veux qu’elle. Son succès, l’homme l’a doit à une recette toujours inchangée : un spleen romantique qui deviendra avec le temps sa marque de fabrique.

Élégant, le séducteur assume son image de chanteur pour midinettes. Pas de mauvaises paroles, le séducteur chante l’amour de manière poétique, quitte à passer pour un ringard auprès des jeunes. Roch Voisine, éternel play-boy, explique combien il aime sa blonde :  » puisque ma blonde a tout pour plaire/Et que je n’arrive pas à m’en défaire/Je la laisse allumer le ciel/Et mes nuits sans sommeil. »

Loin d’être des phénomènes éphémères, les crooners s’installent durablement dans le paysage musical, jusqu’à devenir de véritables institutions. Si les chanteurs romantiques plaisent aux femmes, les mauvais garçons, aussi, ne les laissent pas indifférentes.

Cœurs rebelles, et poètes maudits

Le bad boy a toujours attiré et fasciné les dames, surtout quand il possède en réalité un cœur tendre et une plume de poète. En tête : Serge Gainsbourg. Il n’était pas ce qu’on appelle un sex-symbol, pourtant il exerçait sur les femmes une véritable attraction. Il suffit de voir la liste des belles tombées dans son escarcelle. Brigitte Bardot, Jane Birkin, Isabelle Adjani, Bambou : chacune a trouvé en l’homme à la tête de chou un ami, un amant, un pygmalion parfois, et toutes ont été séduites par ce caractère provocateur, cette plume à la fois vulgaire et romantique et ce côté poète maudit qu’il cultivait à outrance.

Serge le Sauvage savait faire monter la température avec ses chansons, avec en ligne de mire son 69, année érotique, ou encore Sensuelle et sans suite et ses paroles tendancieuses : « Une histoire sensuelle et sans suite/ Ça fait crac ça fait pschtt/ Crac je prends la fille et puis pschtt/ J’prends la fuite/ Elles en pincent toutes pour ma pomme cuite/ J’suis un crac, pour ces p’tites ».

Plus près de nous, Robbie Williams est le parfait sex-symbol bad boy qui fait tourner les têtes des femmes : tatouages, alcool, drogues, excès en tout genre ont largement contribué au mythe Robbie Williams. Mais malgré ses débordements et ses frasques, le garçon se révèle être un romantique à tendance dépressive.

On se prend de passion pour le chanteur de Take That, et on se laisse emporter par ses chansons qui s’incrustent et restent bien en tête. A bien écouter ses deux titres phares Feel et Angels, on se rend compte que sous cette enveloppe de bad-boy se cache un poète blessé qui déverse dans ses titres tout son spleen. D’autres, en revanche, ne sont ni bad boys ni poètes, et jouent plutôt la carte de la langue et de l’exotisme.

Des Don Juan et des Casanova

Le monde latin est une véritable machine à charmeurs. Il roule les « r ». Il le chante en italien ou alors en espagnol, mais qu’importe la langue, le sujet reste le même : El Amor. Julio Iglesias a bien compris que son physique et surtout sa voix de velours lui donneraient un avantage non négligeable sur les autres crooners.

En quarante ans de carrière, l’homme a vendu plus de 250 millions d’albums dans le monde grâce à sa recette simple : des textes romantiques chantés en espagnol, en anglais ou en français. Pour finir de faire succomber les femmes, Julio Iglesias joue sur son physique d’Apollon et son déhanché sulfureux. Deux variables dont a hérité son fils Enrique Iglesias qui aujourd’hui fait tomber plus d’une femme à ses pieds. La musique n’est pas la même, les mots non plus. Enrique lui, joue sur son image de lover et ne va pas par quatre chemins pour faire parler son désir. Ainsi, dans son dernier titre, Tonight (I’m F**cking You), il est plus qu’explicite…

L’Italie est la patrie de l’amour et l’Italien, lui, ne fait jamais mentir sa réputation. Il aime rappeler qu’il est le romantisme personnifié. Frédéric François chantait : « Je t’aime plus fort que les volcans de l’Italie/ Quand résonne encore le bruit des verres de chianti/ Oh oh oh oh je t’aime à l’italienne. » Plus encore, la femme aime quand le « je t’aime » se dit en version originale : Umberto Tozzi et son tubesque Ti Amo en sont la preuve. Le titre restera sept mois en première place du Top 50 et battra tous les records de vente.

Murmurer pour gagner le coeur d’une femme

Franck Sinatra est le crooner par excellence, et il expliquait dans sa chanson Learn to Croon qu’il fallait apprendre à murmurer (« to croon ») pour avoir le cœur de sa dulcinée : « Sweet melodie of love inspire romance », fredonnait-il.

Chanteur de charme, voix de velours, celui qu’on appelait The Voice a su faire succomber des générations de femmes. Son charisme et son côté séducteur attiraient les foules lors de ses concerts, et nombre d’artistes aujourd’hui tentent de reproduire à l’identique la gestuelle de cette légende du jazz.

Michael Bublé s’inspire allégrement du crooner. D’ailleurs, Paul Anka, autre célèbre bourreau des cœurs, déclare au sujet du chanteur qu’il « est le plus convaincant de tous les chanteurs apparus récemment dans la catégorie crooners. Il est sans conteste le plus talentueux et il n’essaie pas de vous faire croire qu’il a vécu dans les années 1950. » Avec son joli minois de jeune premier, toujours tiré à quatre épingles avec ses beaux costumes, le Canadien reprend le concept de chanteur de jazz pour ces dames.


Piano, reprises des standards du jazz, voix de velours, Michael Bublé démontre qu’au 21e siècle le gentleman romantique est toujours d’actualité. Il dépoussière l’image du crooner et s’érige en chef d’une armée de jeunes séducteurs modernes qui tentent de marcher sur les pas du maître Frank Sinatra : Jamie Cullum et son jazz-pop explosif n’en finissent plus de nous faire craquer. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir ses concerts affichés « sold out », et ses galettes se vendre comme des petits pains.

Paolo Nutini, le plus latin des crooners anglais, tisse, s’impose aussi album après album. Sa voix rocailleuse, ses mélodies épurées et ses errances amoureuses attirent toujours une ribambelle de jeunes groupies et contribuent ainsi à nourrir le mouvement crooners qui ne semblent pas s’épuiser avec le temps. Les hommes qui murmurent à l’oreille des femmes n’ont pas fini de séduire.

Pour finir, j’ai envie de vous mettre du Brigitte, parce que toutes les chansons de Brigitte s’adapte à une situation de la vie de tous les jours…Elles sont trop fortes ces Brigitte…

 

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