On a écouté : The Whole Love de Wilco

Je commençais à avoir peur d’une chose : être blasée par tant de musique écoutée. Des millions de titres, des dizaines de nouveaux albums chaque semaine, mais pas de palpitations particulières pour un disque en particulier. Oui, j’ai bien aimé le nouveau Orelsan, le nouveau Piers Faccini, le nouveau Ane Brun, le nouveau Beirut, le nouveau Camille, le nouveau Feist,  j’en passe…Et à chaque écoute d’album je me dis la même chose à moi-même et je me fais la même réflexion : « putain (ouai il y a forcément un « putain dans ma phrase), ça m’fait pas plus d’effet que ça« …alors ça y est ? Je suis touchée par le même mal que les autres blogueurs et journalistes « musique », à savoir la blasitude musicale. Mon Dieu, heureusement non, pas encore. Mon médicament ? The Whole Love de Wilco.

Ça commence avec un étrange titre très long : « Art of Almost« , un énorme morceau de bravoure de plus de sept minutes au cours duquel la formation bidouille les sonorités pour nous sortir quelque chose de très expérimentale qui ne ressemble à rien de préexistant. Si au début on lève un sourcil, devant l’étrangeté de la chose on se trouve quand même transporté par le morceau, et on ne souffle qu’à la fin de celui-ci.

Le reste de l’album est en revanche beaucoup plus classique, on retrouve la complexité propre à Wilco. La formation penche du côté du dépressif et mélancolique, puis se révèle lumineux. Ils voguent sur l’électrique puis l’acoustique, mélangent mélodies folk-rock aux mélodies pop sucré, en passant par la country.

On danse furieusement avec « Dawned On Me » et « Born Alone« , (des titres bien pop et ultra-efficace), puis on pleure avec les ballades folk « Black Moon » (mon coup de coeur), et country-folk « Open Mind« . On retrouve un côté Radiohead (période Ok Computer) sur « Sunloathe« …en même temps ce n’est pas pour rien qu’on les surnomme les Radiohead américains…

L’album s’ouvrait avec un très long morceau, il se ferme sur un titre encore plus long : « One Sunday Morning« , douze minutes durant lesquels on bouscule encore une fois les codes de la construction musicale. Sauf que là où « Art Of Almost » était de la pure expérimentation, « One Sunday Morning » est de pure inspiration folk traditionnel . Les réfractataires à ce style trouveront le titre long et monotone, pour ma part j’ai failli lâcher une larme…signe que j’ai aimé.

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