On y était : Cyril Mokaiesh au Nouveau Casino

Actuellement en plein Tour de France, Cyril Mokaiesh revenait à Paris, ce lundi 14 novembre pour une date au Nouveau Casino. La date n’est pas sold out, mais le public est bien présent, et premier constat : il n’est pas le jeune public lycéen à tendance anarchique qu’on aurait pu imaginer. Au contraire, c’est un public de tout âge, mais surtout des trentenaires…en même temps, les textes de Cyril Mokaiesh parle sans doute plus facilement à cette tranche d’âge, qu’aux jeunes lycéens.

Le garçon vient du rock. Et sur scène ça se ressent car c’est un set animal que le chanteur et ses musiciens vont donner, durant lequel personne ne va se ménager. Pourtant on commence en douceur avec un piano-voix sur « Du Rouge et Des Passions »…Silence dans la salle, le public écoute religieusement. C’est obligatoire, pour se laisser porter par le texte de la chanson. « c’est calme hein ? Ça ne va pas durer » annonce Cyril. Et il a raison, car il enchaîne sur « Mon Époque« , et la bête est lancée. A partir de là, on branche le mode rock. Trop peut-être ! Cyril ne s’économise pas, pendant un peu plus d’une heure il jouera l’ensemble de son album solo et quelques titres de son premier opus, notamment « Va Savoir« , ou encore « Comme Elle est Belle« . Mine fatiguée, traits tirés et souffle court Cyril rigole même de sa fatigue après une heure de set : « je dois être trop vieux, je n’ai plus qu’un poumon » plaisantera-t-il. Le public non plus ne s’économise pas, puisque il sautera et chantera à plein poumons (j’ai perdu mon oreille droite à ce propos) sur chaque titre du set.  Tu veux perdre du poids madame ? Je te conseille un concert de Cyril Mokaeish.

On découvrira des titres inédits pendant ce concert : « La pluie sous mon crâne« . Une chanson parlée, engagée qui parle de liberté, de crise, et fidélité. Un parallèle entre l’aliénation amoureuse et l’aliénation causée par la société actuelle. Le texte fait, comme beaucoup d’autres de Mokaiesh, sans doute écho à la situation française actuelle, il est en tout cas accueilli par des salves d’applaudissement et a marqué les esprits des gens présents dans la salle. Le second titre inédit viendra clore complètement le spectacle, en guise de second rappel (le premier, vous pensez bien était réservé à « Communiste« ). Un titre tellement nouveau qu’on n’a pas eu le privilège d’avoir son nom, une belle ballade en tout cas en guitare-voix qui fera retombée en douceur la pression. On finit le set, comme on l’a commencé : dans le silence le plus complet.

Quelques mots sur la première partie : un illustre inconnu du nom de Larry qui se cache derrière le pseudo de Grey Reverend. Le garçon est tout droit venu de NewYork, et n’était sur le territoire français que pour une seule date.  L’américain a été nourrit au country-folk d’Hank Williams sans doute, cela s’entend lorsqu’il entonne avec sa voix légère son folksong parfaitement porté par des jolies mélodies épurées. Petit coup de cœur pour cet américain qui m’a fait voyagé pendant 10 minutes dans le far west américain ! A écouter, parce que ce gars-là vaut le détour.

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