On y était : GreenShape au Café de la Danse.

GreenShape au Café de la Danse, c’était cool. Propre, la voix suave du chanteur est toujours aussi enveloppante, comme un gros plaid en hiver. En plus sur scène, il déboule avec sur ses épaules une chemises à carreaux. Nous, on est fan des chemises à carreaux. La formation qui accompagne désormais Régis Israel passe de deux membres à quatre. En plus des deux guitares, une batterie (un peu forte) et une basse sont venues se greffer.

On aurait dû aimer, mais en fait contrairement au Ciné 13 la magie n’a pas opéré sur nous, la faute à de nouveaux arrangements davantage pop. C’est compréhensible, l’artiste s’attaque à une plus grande salle que le très intimiste théâtre du 18ème arrondissement de Paris. Pour capter l’attention, et tenir tout le long du set, GreenShape se devait de varier les ambiances, délaisser le folk épuré de l’album « Storyteller ». A notre grand désarroi. Il commencera seul, derrière son clavier. Puis toujours seul à la guitare. Troisième titre, le guitariste s’ajoute, puis la batterie et la basse. Changement radical de style.

Les moments les plus intenses du concert resteront toutefois ces titres où GreenShape était seul en tête à tête avec sa guitare ou son piano. Ou en duo avec son compère. Là, on peut ressentir l’émotion dans la voix parfois au bord de la rupture. Cette voix si chaude et particulière qui se suffit à elle-même et qui vous arrache une larme quand elle n’est pas perdue entre les instruments.

 

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Une pensée sur “On y était : GreenShape au Café de la Danse.

  • 22 mars 2012 à 4 h 34 min
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    Ah les chemises à carreaux!
    A croire qu’elles y sont pour beaucoup dans la conquête du public féminin quand ce n’est pas le tableau de chasse étalé en chaque préambule de morceaux…
    La batterie était ok pour moi, il est clair que le bassiste avait l’air de profondément s’ennuyer quand l’autre guitariste était monté sur ressorts, qui contrairement à ce cher Régis, avait l’air de vivre chaque morceau.
    Ravi de voir que je n’ai pas été le seul à profondément m’ennuyer. Et pourtant je suis resté jusqu’au bout, j’ai lutté même. Premier concert et déception ultime.
    La taille de la salle ne doit pas être une raison pour se planter. Monsieur Greenshape avait clairement le trouillomètre à zéro mais dans ce cas, on ne se met pas une pression supplémentaire en sortant son clavier de Noël. Ah le clavier et ses poignets raides comme du bois pour plaquer quelques accords, le nez fixé à ses doigts, l’enfermant dans une bulle de stress et coupant net tout interaction ou regard pour son public. Et bien avant qu’il n’évoque ses 3mois d’apprentissage, dès le premier morceau j’ai eu mal pour lui, le stress était déjà palpable.
    C’est simple, je n’ai rien retenu de ce set. J’y suis allé en pensant être conquis par le bonhomme et rien…
    Et pourtant se cache un lui un potentiel que son entourage devrait peut-être l’aider à mettre en lumière. On le sent à deux doigts du lâcher-prise qui font de ces concerts, chez certains artistes, des moments de folie. La voix est exploitée à son minimum syndical, c’est fort dommage.
    Je ne parlerai pas de la reprise, trop facile pour moi donc inutile et qui n’apporte rien au set, si ce n’est une possible sélection dans un quelconque télé-crochet.
    Loin de moi l’idée de vouloir le descendre en flammes car je partais déjà dans l’idée de le mettre dans le même panier chez ces guitaristes folk, tout droit sortis du nid et pour qui un bien bel avenir se dessinent.
    La matière brute est là, reste à s’entourer de personnes qui sauront l’aider à briller. Je suis triste pour lui, c’est vraiment dommage.
    Ah et les « Bonsoir Paris, merci Paris, c’est bon d’être avec vous », faut arrêter illico, y’a déjà Migraine Farmer pour ça…

    Il aurait été bien plus enrichissant de parler de Milkymee, première partie du jeune homme, qui a déjà au palmarès de bien belles compositions et une B.O. sur le film Domaine de Patric Chiha.

  • 26 mars 2012 à 0 h 32 min
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    merci pour ce grand moment de pugilat. GreenShape.

  • 26 mars 2012 à 13 h 51 min
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    même si j’avoue que j’ai eu un peu de mal à lire cette page, des verités en découlent clairement, il me faut travailler encore . merci et sans aucune rancune!

  • 27 mars 2012 à 2 h 57 min
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    No pugilat chouchou. Je ne t’ai juste pas senti dans ton assiette dès le premier morceau et j’avais mal pour toi alors quitte à envoyer valdinguer les lunettes, autant envoyer bouler Korg avec. Je sais combien le piano est difficile à maîtriser, j’ai juste trouvé ça trop risqué et une envie de lâcher-prise palpable mais toujours sur le fil. En tous cas, moi, c’est ce que j’ai ressenti.
    Je ne suis juste pas entré dedans, j’ai pourtant essayé. Et je le répète, je partais dans l’idée de passer un moment riche en émotions mais mes tripes faisaient grève. Alors pour le prochain concert parisien, vas-y, fais-moi mal, please !!

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