On y était : Main Square Festival à Arras

« Le Main Square, c’est le top des festivals en France. C’est un peu un festival grand luxe » dixit Armel Campagna, Monsieur Main Square. De la part du grand organisateur entendre ces mots-là ne sont guère étonnant, il est là pour promouvoir son bébé. Mais, le fait est qu’il a plutôt raison. C’est vrai tu paies cher ton billet (59€ la journée), mais tu paies surtout une programmation de folie (Pearl Jam, Noah and The Whale, Skip The Use, Incubus, Blink-182), le droit de pénétrer sur un site de folie (bien agréable quand il ne pleut pas), et le privilège de déguster bière et vin dans une cave. J’avoue être tombée sous le charme du site, de son ambiance détente et carrément conviviale, de son espèce de colline en hauteur où l’on pouvait jouer au babyfoot grâce à Paul Frank.

Cette année, beaucoup ont décrié l’absence de vraie tête d’affiche au Main Square. En vérité, il y avait quand même une légende : Eddie Vedder et son groupe Pearl Jam qui a fait honneur à sa réputation : deux heures de concert durant lequel aucun des membres ne s’est économisé. Le lead-singer d’ailleurs paraissait parfois un peu essoufflé, mais on lui pardonne aisément ses 45 printemps. Pearl Jam a balayé l’ensemble de sa carrière, des premiers morceaux franchement grunge, aux balades un peu plus calme. Si le corps d’Eddie marque le poids des années, en revanche sa voix est toujours parfaite, grave et sexy. L’espace d’une soirée, on pouvait s’imaginer 20 ans en arrière, lorsque le mouvement grunge était à son apogée porté par Pearl Jam, Nirvana et Alice In Chains. Merci les mecs.

A côté de ce monument du rock, les groupes plus jeunes ont montré qu’ils étaient la vraie relève du rock. Skip The Use, fidèle à son habitude à électriser le festival. Matt Bastard, comme toujours, était aussi bondissant. Le groupe jouait un peu à domicile, devant un public c’est vrai déjà conquis.

Florence and The Machine a envouté le Main Square. Mais, de vous à moi, j’ai trouvé ça bien chiant. Du Céline Dion version indé et barré. D’ailleurs, on se demande qu’est-ce qu’elle prend comme drogue pour planer à 10 000. Ca doit être un truc assez cool.

The Rapture a été la vraie déception du festival. On aime leur album, mais sur scène zéro intérêt…Un chanteur statique, aucun jeu de scène, on avait un peu l’impression d’avoir l’album qui tourne dans la chaine hi-fi ( si si ça existe encore). Minimum syndical quoi.

En revanche The Kooks, Noah and The Whale ou encore Ben Howard avaient branché le mode « classe et à fond« . On a toujours un peu peur des concerts de Ben, mais Buddha semblait dans le bon sens, les vibes étaient bonnes, les gens réceptifs et très en voix, surtout sur « Keep Ur Head Up », qui restera sans doute son gros tube. Noah and The Whale étaient venus avec leur fan club apparemment, il faut dire que leurs passages en France sont rares. Du coup on apprécie plus la voix particulière et la douce nonchalance sexy de Charlie Fink, les mélodies parfois à la limite du folklore irlandais, et cette classe typicaly british (costard). Dans un autre registre The Kooks a démontré que la brit-pop n’est pas morte et qu’elle a encore de beaux jours devant elle. Le public a aimé. J’ai aimé, mais j’ai détesté la chemise à rayure du lead-singer !

 

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