Jacko Hooper pour soigner le blues…

Parfois, vous savez, quand la journée a été un peu plus difficile que d’habitude, un peu de contrariété au boulot, des embouteillages trop longs, un métro en rade, de vieux fantômes revenus vous hanter, de la nostalgie et des souvenirs qui vous engluent, un petit nuage cafardeux commence doucement à se former au-dessus de votre tête… Vous savez ? On a envie d’un bon gros hugg et puis surtout de venir se réfugier dans la musique douce, dans la folk rassurante et appaisante. Pas forcément dans les classiques du genre parce que pour sûre là on va chougner ! Petite parenthèse, mais pas non plus dans l’album de Lou Doillon, même si je l’adore autant que Swann mais parce que « I.C.U » c’est juste le plus beau texte qu’il m’ait été donné d’entendre depuis longtemps, tellement personnel et que là, non, ça aide pas non plus ! Donc on a envie de trouver un nouvel ami, équipé forcément d’une guitare et d’une voix qui nous fera oublier ce petit nuage gris…

C’est donc là que vos oreilles auront peut-être la chance de croiser Jacko Hooper. Chez Rock’n Fool on aime les songwritters, on les aime même beaucoup, et Jacko Hooper fait partie de ceux qui vous touchent dès les premières notes de guitare. Ensuite c’est le timbre de voix qui ne peut pas vous laisser indifférent, tantôt haut perché, tantôt un peu cassé sur les bords, jeune mais aussi posé comme un vieux conteur. On pense forcément un peu à Ben Howard, mais c’est plutôt une bonne chose. Il cite également James Vincent Mc Morrow dans les artistes qu’il aime. Mais le jeune homme de Brighton n’est pas une simple copie, il a bien son style à lui, son histoire à raconter. Il a la tête et le look du gars qui chante dans le métro (il le fait d’ailleurs dans ses vidéos youtube), capuche enfoncée sur la tête, qui joue superbement, les yeux fermés et qui vous attrappe tellement le coeur au vol que vous ne pouvez que faire demi-tour pour aller l’écouter, quitte à être à la bourre, tant pis ! Les lyrics sont touchantes, simples mais élégantes, je vous mets au défi de retenir vos larmes en écoutant « Too Far to Sea »… Bon, et bien moi je n’ai pas résisté ! J’étais venue chercher du réconfort, une nouvelle épaule où poser ma tête trop pleine, un instant de grâce au temps présent, j’en ai eu plusieurs… Mais j’ai chougné quand-même !…

http://www.jackohooper.bandcamp.com/

Too Far to Sea

Treasure Trove

You Know Better Than I

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Une pensée sur “Jacko Hooper pour soigner le blues…

  • 21 septembre 2012 à 7 h 16 min
    Permalink

    oh que oui ça ressemble à notre Ben Howard ! Et oh que oui que c’est bon ! Merci une fois de plus pour toutes ces vraies belles découvertes…

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