On y était : Piers Faccini au Festival Kiosquorama

Le vent souffle un peu et décoiffe les arbres qui commencent à perdre leur feuille. Il fait un peu frisquet, mais pas encore assez pour sortir écharpe et bonnet. Lui, pourtant l’a bien enfoncé sur son crane. Piers Faccini était programmé ce samedi au festival Kiosquorama. Un square du 17ème, le square des Epinettes. Du beau monde, beaucoup d’enfants, des visages ravis et heureux de retrouver la belle voix du chanteur anglo-italien. Le retrouver dans un carré de vert, entre les arbres et l’herbe ce n’est finalement pas très étonnant, tellement la musique de Piers Faccini invoque la nature, et tellement lui trouve sa place dans la nature la plus basique. Pour fêter l’arrivée de l’automne c’était lui qu’il nous fallait. Et personne d’autre. C’est a cappella que le garçon commence son set, avec simplement un grelot qu’il secoue machinalement. Là, il est au milieu de la foule. Le ciel est gris et menaçant, et sa belle voix se mêle au vent nous réchauffe déjà. Bien heureusement. Mais déjà quelques frissons nous parcourent et secouent notre corps. Au bout du premier morceau, il demande qu’on le suive alors qu’il rejoint le Kiosque du square. Comme le joueur de flute d’Hamelin, il attire le public en chantant et ce dernier s’exécute et suit le chanteur. Pendant une heure, Piers Faccini égrènera ses belles ballades. En espagnol, en anglais, en italien et même en créole. Avec toujours la même émotion et la même voix voilée et rauque.

Tantôt à la guitare électrique, tantôt à la guitare sèche, seul ou parfois accompagné par sa violoncelliste, la très douée Dom La Nena, il bercera le public déjà tout conquis et acquis à la cause du chanteur. Les aficionados pousseront la chansonnette d’ailleurs sur quelques titres, notamment sur « The Storming is going to come ». Une jolie interaction se créée, si bien qu’on oublie un peu que nos mains commencent à geler. Pour finir son set, en guise de rappel, Piers Faccini fait appel à ses origines italiennes. C’est une sérénade en version originale que le garçon chantonne. Dans un français parfait il nous raconte que la sérénade était une vieille tradition italienne. Les hommes payaient des musiciens pour chanter sous la fenêtre de leurs bien-aimées pour leur signifier leur amour. Une bien jolie tradition perdue. Piers exprime quelques regrets vis-à-vis de cette disparue avant de fermée les paupières et entonner son « Bella ci dormi… ». Faut-il préciser que les filles présentes dans l’assemblée ont sur le visage un sourire niais qui barre leurs visages ? Sans doute, elles aussi regrettent qu’il n’existe plus de troubadour pour chanter de si belles ritournelles à nos fenêtres…

A noter que Piers sera en concert à Mains d’œuvres, le 29 septembre. Autant te dire qu’en ces temps maussades, il sera un peu ton rayon de soleil…

 

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