Cold Specks pour réchauffer vos âmes…

Une fois de plus c’est peut-être « l’emballage » qui a faillit nous faire passer à côté de Cold Specks. Par emballage je veux dire son nom déjà, bêtement j’avoue ne pas avoir été attirée par cet intitulé, ma curiosité ne fut hélas pas au rendez-vous quand j’ai croisé ces « taches froides » (cold specks donc !) quelques fois sur la toile. Et puis ensuite j’ai lu des articles qui parlaient d’elle en mentionnant les mots Soul, Gospel et ces si jolies termes ont été tellement galvaudées récemment que je me suis peut-être dit « oh non, pas encore une nouvelle diva de la soul »… My mistake, so sorry Miss Cold Specks…

I Predict a Graceful Expulsion est de ces albums qui vous scotchent dès les premières notes et ne vous lâchent plus jusqu’aux dernières. Vous savez, cette claque que l’on aimerait recevoir tellement souvent ? Parfois, on attend des mois avant de tomber sur ce type de pépite, on en rêve, on la guette de nouveautés en nouveautés mais le coup de foudre est rarement au rendez-vous, c’est quelque-chose de précieux. Cette année on aura eu la chance d’avoir les Half Moon Run, et Mademoiselle Cold Specks, car oui c’est une jeune Canadienne (!), Al Spx qui se cache derrière cet étrange pseudo. Sa voix sent le Blues, elle a la chaleur des champs de coton du Sud des Etats Unis, mais c’est à peu près ici que s’arrête la comparaison avec le Gospel. Certes ses textes touchent parfois aux religieux mais on est très, très loin de Sister Act ! C’est un son résolument moderne, assez inédit, même s’il trouve ses origines dans des style classiques. Les cordes et les cuivres rappellent plus une folk champêtre, la folk d’origine, la folk du peuple. Les débuts de titres en guitare accoustique/voix sont tout bonnement à tomber parterre. La plupart des morceaux sont dans un style épuré et bénéficient pourtant d’arrangements trés riches, parfois même rock. La guitare électrique n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de the XX, la tonalité froide qui s’en dégage la classe définitivement dans les cousines proches de ces derniers, une cousine qui définit elle-même sa musique comme de la Doom Soul. C’est réducteur mais l’idée est là, de la soul lugubre, délabrée. On part du coeur brut de la soul sans fioriture, le propos étant ici de rendre l’émotion plus intense encore, d’en décupler sa force et effectivement il est impossible de ne pas être profondément chamboulé. L’album fut arrangé par Rob Ellis, déjà merveilleux coupable des albums de PJ Harvey et Anna CalviCold Speck cite Tom Waits, Interpol ou encore The Strokes dans ces groupes fétiches, on comprend mieux… Difficile de vous en dire plus sur cet O.V.N.I, à vous de vous laissez séduire…

http://coldspecks.com/

http://soundcloud.com/coldspecks

Une fois n’est pas coutume, merci à La Blogothèque pour ce superbe enregistrement.

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