On y était : Mother Mother au Théatre Corona

En plein dans leur tournée canadienne, les Mother Mother ont fait une étape dans la magnifique salle du Théatre Corona, pour le plus grand plaisir des Montréalais venus spécialement pour les voir. En pleine promo de leur dernier album « The Sticks », dont je vous ai parlé ici, Mother Mother a tout simplement mis le feu.

La salle est grandiose, des loges entourent la scène, et un balcon surplombe la fosse ; tellement profond qu’on n’en voit pas le bout. La salle est peinte de vieilles fresques pseudo-allégoriques usées, qui donnent un charme inattendu à cet espace gigantesque. Un cadre parfait et décalé pour Mother Mother, qui après une première partie menée par Hannah Georgas et un changement de set, arrive sur scène sous les applaudissements et les cris de joie.

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Ca commence fort, avec comme intro « The Sticks », soit THE composition de la mort qui tue. Pourtant je suis presque un peu déçue de l’écouter d’entrée de jeu, sans avoir eu le temps de me préparer mentalement à l’entendre. Les titres s’enchaînent avec brio, et le public s’enflamme sur « Ghosting« , issu de leur 1er album « O My Heart ». L’enchaînement est brutal, mais la voix de Molly sur « To the Wild » se propage comme une trainée de poudre dans l’auditoire. Frissons assurés.

Le plafond-coupole se remplit d’étoiles, et Ryan nous fait un speech sur l’importance de la vie, du cosmos et tout le tralala. Seulement quand les notes de « Hayloft » se font entendre c’est les filles, Molly et Jasmin qui s’avancent et le trio de voix nous offre une superbe performance. Il faut vraiment préciser que les filles ne sont pas des potiches, et ne sont absolument pas de trop dans ce groupe, tant leurs voix s’allient à merveille avec celle de Ryan, et ajoutent cette tonalité spéciale. C’est ça le son Mother Mother.

Entre la classique pour « Little Pistol, » et le banjo de « Wrecking Ball« , Ryan ne cesse de changer de guitares faisant même un titre avec un banjo, pour notre plus grand plaisir. Seulement les titres s’enchaînent, et le temps passe à une vitesse folle. Quand vient le tour de « O my heart« , leur compo phare de l’album portant le même nom, la foule leur est entièrement acquise.

Il faut dire que « la band » ne se moque pas du monde. L’énergie que dégage les vocals de Mother Mother est incroyable. La batterie d’Ali et la basse de Jeremy sont là pour soutenir les voix, qui s’entremêlent et se soutiennent avec tant d’agilité.

Les premiers accords de « Let’s fall in love » résonnent, et je ne sens plus mes zygomatiques tellement je suis heureuse. Cette compo était déjà parfaite, alors en live je ne vous dis même pas. Et malheureusement ma plénitude s’arrête abruptement alors que le groupe sort de scène. On a quand même le droit a un bis curieux, introduit par Ryan comme représentatif de la réciprocité et de l’amour. « Love it dissipates » est finalement dédié à l’équipe de tournée des Mother Mother. Et entre nous, cette chanson ne m’avait pas marqué plus que ça à l’écoute de « The Sticks », mais je dois admettre qu’en live les paroles et l’ajout du sax ténor me vont droits au coeur.

Après ce bis curieux, mais beau, Mother Mother s’échappe de scène, alors que Ryan fidèle à lui même lance un sincère « See you at the bar ! » à la foule qui en redemandait. Le principal étant que Mother Mother déchire en live, et que musicalement, c’est juste trop trop bon. Vraiment.

Si vous êtes au Canada, retrouvez les dernières dates de Mother Mother en cliquant ici.

Thanks to Beth !

Photos : Emma Shindo

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