John The Conqueror, rock’n blues !

Swann m’a offert John The Conqueror sur la toile récemment d’un: « Oh putain il faut absolument que tu écoutes ça », ou quelque-chose du style. Lorsqu’elle me lance un appel urgent, ponctué d’un peu de vulgarité, c’est le signe de: « là je rigole pas, il FAUT que tu écoutes ! » Je me suis donc éxecutée et après quelques écoutes gratuites, j’ai donc téléchargé l’album éponyme, genre sur un site où tu payes, en vrai avec des euros… Voilà, ce billet pourrait donc s’arrêter là, vous avez compris qu’il y a là une vraie pépite à découvrir !

John The Conqueror c’est du blues, du rock, du punk, un peu de garage et de soul… ça sent le Sud, le leadsinger Pierre Moore et son cousin le batteur Michael Gardner sont originaire du Mississipi, ceci expliquant peut-être cela, mais sinon c’est en s’installant à Philadelphie où ils rencontrèrent leur bassiste Ryan Lynn que le trio prit forme. Le nom John The Conqueror si vous le « googleisez » va vous amener vers un héro Afro-américain des légendes folk , un esclave mais dont l’esprit libre ne fut jamais soumis par son maitre. C’est également le nom d’une herbe à laquelle on attribut des vertues magiques. Tout ça attise forcément un peu la curisosité et c’est une bonne chose.

Lorsqu’on lit les critiques de ce groupe sur le net, il serait un peu trop facile de se joindre à l’avis général et venir faire du racolage ici à grand coup de pseudo-ressemblance avec les Black Keys. En ce moment, dès qu’un groupe fait du bon rock avec de vagues accents blues, le moyen le plus simple d’attirer l’attention dessus et d’y coller le label « genre Black Keys ». Et je dois reconnaitre, que j’en ai juste un peu ma claque… Les Black Keys d’El Camino draguent aujourd’hui un public de masse avec du rock qui n’a plus rien à voir avec leur blues sales et intimistes des débuts. Dieu sait (et toute personne qui me connait donc vous au travers des billets le savez !) que je les aime, la preuve dans mon hommage sur leur concert à Lyon qui fut juste énorme, mais je ne colerai donc pas cette étiquette « hypisante » à John The Conqueror, leur son étant tout à fait singulier. C’est sexy mais pas lascif, c’est plutôt ultra-pêchu et addictif, c’est plein de références blues et soul rétros mais c’est pourtant tout à fait moderne. Ils ont encore le charme des débuts, cette espèce d’énergie potache d’une bande de mecs heureux de faire du bruit ensemble et qui n’ont visiblement qu’une vague notion du fait que ce bruit est plutôt très, très bon ! C’est donc frais et ça fait du bien, ça peut séduire aussi bien des fans de blues que de rock garage ou punk, et la supplication d' »I just wanna be » your man pourrait être pris très au sérieux par la gente féminine. John The Conqueror à la conquête de la France bientôt on espère !

I Just Wanna

All Alone

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