Ma mère et France-Inter round #3 : Jake Bugg

Plus besoin de vous faire le topo du concept. Cette fois-ci, c’est par mail que ma mère m’a foutu la tehon musicale de l’année 2013. A la fameuse question « tu connais …. ? c’est vraiment super bien ! » j’ai du répondre par la négative. Comme d’hab.

393342_469701793060749_1565689709_nPourtant Jake Bugg, c’est LE PHENOMENE musical en ce moment. Il est partout. Pas étonnant. Jake Bugg (un nom de scène) est anglais, de Nottigham, et il est de 1994. En gros il vient d’être majeur et il a sorti son premier album chez Mercury en octobre 2012. En plus de ça, il a déjà fait Glastonbury à 17 ans. Un phénomène vous dis-je.

Son album fait un bien fou. C’est ultra rétro, et je pense que ma mère s’est revue avec son pattes d’éléphant et son bedo lorsqu’elle a craqué pour Jake Bugg. Quatorze titres, et un condensé de la musique britannique qui nous manquait tant en cette période d’hégémonie One Direction. De Johnny Cash dans Trouble Town, aux Beatles dans Two Fingers en passant par Oasis dans Slide, le garçon a de qui tenir. Et ce n’est qu’un échantillon des influences qu’on lui prête : Dylan, Donovan, Hendrix, et plus recémment les Artic Monkeys. Ca va, c’est correct comme on dit au Québec.

Il y a vraiment des petites pépites parmi tout ça. Je pense notamment à Simple As This, une splendide balade qui nous ramène dans les années 1950 et Taste It une pure bombe rock & roll. Slide et Something Wrong m’ont presque achevés émotionnellement. Et son album c’est que des petites madeleines musicales comme ça.

Et puis Jake Bugg c’est un bad boy avec des paroles un peu trash, juste comme il faut : incruste dans une soirée avec des gens violents qui se poignardent dans « Seen It All », fumer jusqu’à avoir les yeux en sang dans Trouble Town, boire pour se souvenir et fumer pour oublier dans Two Fingers. On est plus dans la veine Johnny Cash que Justin Bieber. Bon ce n’est pas que du trash non plus, il y une bonne moitié de chansons d’amour. Quand même ! On n’en oublierait presque que les « passions du groupe » annoncées sur sa page facebook sont « drinking, smoking and music ». La base.

Je n’ai vraiment qu’un seul conseil : écoutez cet album (si vous ne l’avez pas déjà fait). En entier. Parce que là ce n’est pas que deux ou trois titres qui m’ont séduites, mais l’album au complet. C’est un vrai coup de coeur sincère et authentique. De l’amour musical véritable. Comme dirait Swann, coeur avec les doigts.

Jake enchaîne les dates au Royaume-Uni, avant de traverser la Manche pour une date au Trabendo le 4 mars et le lendemain à la Laiterie de Starsbourg.

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Une pensée sur “Ma mère et France-Inter round #3 : Jake Bugg

  • 9 février 2013 à 21 h 50 min
    Permalink

    J’ai eu un coup de foudre musical dès les premières notes de Lightning Bolt. Mais j’ai adoré son album intégralement.

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