On y était : Hanni El Khatib à la Boule Noire

Le premier album nous avait déjà littéralement transporté dans un tourbillon rock’n’roll. Un rock crade et rétro aux réf sixties très marqué. Pour Head in the Dirt, Hanni El Khatib change de formule. Moins brute, plus bluesy par moment mais toujours rock. Pour cet album, il s’entoure d’un certain Dan Auerbach, chanteur des Black Keys qu’on ne présente plus aujourd’hui. Il y a deux ans, il nous racontait d’ailleurs ici même comment ils s’étaient rencontrés..C’était dans un bar, à Paris. Le hasard fait bien les choses, il a donné naissance à Head in The Dirt. Cet album, on l’a écouté. On l’a aimé même si on sent toutefois la marque Black Keys sur certains titres. Flagrant sur « F-A-M-I-L-Y« , mais aussi sur « Can’t Win em All« . Faux problème. On aime quand même. Aussi quand on annonce un concert d’Hanni El  Khatib à la Boule Noire, on ne réfléchit pas. On y court. Un concert privé avec dans la salle que des pros ou presque. On aurait pu détester ce concert, pourtant ce fût l’effet inverse. Le rockeur de Los Angeles était un peu tendu semblerait-il, pas vraiment aidé par le matos, puisqu’il a eu quelques pépins techniques…et pas aider non plus par ses musiciens. Un bassiste au poil (et en cheveux), une deuxième guitare pas vraiment utile et une batterie un peu molle. Dead wrong, copain!

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Hanni El Khatib commence son show par Head in The Dirt, première piste de l’album du même nom. Un peu sur la retenue, on  ne le voit pas vraiment serein mais plus le set avance plus le rockeur se lâche. Il mélange anciens et nouveaux titres. Les anciens ont tout de même le droit à un petit lifting bluesy. « You Rascal You » prend un virage plus sexy, plus intense. « Loved One« , se fait plus lourd. « Fuck it. You Win » explose littéralement. Quant aux nouveaux titres, ils perdent cette empreinte Auerbachienne qu’ils pouvaient avoir sur l’album. Penny découvre son côté dirty et « Family » se révèle être plus sauvage. C’est au moment du rappel qu’Hanni El Khatib se lâche totalement. Dommage, c’est déjà fini. Une heure de show (chaud), un bon tour de chauffe qui laisse entrevoir de torrides prochaines dates. Hier, ce n’était que la seconde fois qu’Hanni jouait en live avec ce line-up (après seulement 10 répétitions expliquaient d’ailleurs Adrian Rodriguez, le bassiste aux faux airs de Manard d’Ultra Vomit). L’album sortira le 22 avril prochain, et on peut vous le dire : ça envoie du bois.

D’autres photos à retrouver sur le FLICKR.

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