On y était : le retour d’OrelSan aux Francofolies 2013

Il n’était pas revenu depuis que « Sale Pute » avait fait scandale en 2009 (des années après sa sortie) et tout le tintamarre qui s’était créé autour. OrelSan qui devait faire une tournée de festivals en France avait vu la plupart des organisateurs lui tourner le dos, question de standing. Mais comme il précisera dans ses remerciements à la fin du concert, ils ont mis du temps à trouver un accord, mais finalement, et heureusement, ils ont fini par s’entendre. Thanks lord.

On a déjà beaucoup parlé du « Chant des Sirènes » son dernier album, qui date un peu maintenant. On a aussi déjà beaucoup suivi ses performances live. Pas de nouveautés, pas de changement de setlist. Toujours la même mise en scène à la Seigneur des Anneaux pour l’entrée en matière sur RaelSan. Toujours la casquette à l’envers, et la veste noire à motifs écossais en doublure. Toujours les mêmes vannes, toujours les mêmes transitions et les mêmes lancements. Toujours les deux acolytes Ablaye et Gringe, qui parfois font plus de figuration que de rap. Gros kiff’ sur le batteur par contre, total respect.

Quoi que.

Cette fois-ci, OrelSan est en promo officieuse, puisque lui et Gringe sortent en octobre prochain leur premier album en tant que Casseurs Flowters. Du coup on a eu le droit à deux titres, dont leur premier single « Bloqué » qu’ils n’étaient pas surs de faire le soir même. Autant le clip m’avait bien fait rire, autant la chorégraphie à la Brice de Nice avec le poing me laisse stupéfaite. Remerciement à Disiz et Set&Match pour être venus faire les danseurs, c’était encore plus le bordel. Sinon les deux potes ont une vraie connexion on ne peut pas leur retirer ça. Ils s’éclatent sur scène, et Aurélien semble un peu plus enthousiaste que lorsqu’il doit interpréter ses titres habituels.

Par contre clairement il y a un problème de setlist. Le milieu du concert connaît une véritable baisse de régime, un vaste creux. Honnêtement, après « Si Seul« , j’ai lâché. Trop de compos de rap « dur », et donc peu adaptées à un concert comme celui de La Rochelle, dont le public est majoritairement familial. Une programmation éclectique en premières parties aussi, Disiz, Olivia Ruiz et Tryo ont précédé OrelSan, ça n’a pas aidé. Conséquemment, la fosse et les gradins se sont vidés dès le 3ème titre. Pas top.

Tout ceci étant dit, j’ai été ravie de réentendre « La Terre est Ronde », « Le Chant des Sirènes » et « Suicide Social » toujours aussi incisif et puissant. De vraies bombes.

Navrée pour les photos pourraves, c’était totale galère. (merci les spots pourris et mon manque de réactivité). Du coup j’ai glissé des photos des balances d’OrelSan dans l’après-midi à ses balances pour compenser.

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