On y était : Alexandre Kinn et Michael Wookey aux Trois Baudets

« Je suis fier de présenter mon nouvel album… Ça fait quatre ans que je bosse dessus. Quatre c’est long« . Et à en juger le sourire qui barre le visage d’Alexandre Kinn, il est véritablement content. D’autant plus qu’il a mis les petits plats dans les grands pour la release party de Si le vent se lève : cellos, banjo, cuivres… Et un special guest, Hugh Coltman. Pendant un peu plus d’une heure, le garçon parcourt son album, faisant découvrir des titres graves ou plus légers, tout en mélancolie et délicatesse de « Babel » à « Take it Easy ». Des récits pop folk remplis de poésie dont lui seul a le secret. Il n’oublie pas aussi de reprendre les titres de son premier album (on écoute « Aude » avec un plaisir jamais dissimulé).

Il avait manqué à la chanson française, le jeune homme. Quatre ans c’est long, mais vu l’album qu’il vient de nous offrir, on se dit que ça valait le coup d’attendre aussi longtemps. Si vous l’avez loupé, sachez qu’il sera de retour aux Trois Baudets le 11 octobre prochain.

En première partie, c’est un curieux personnage qui foule la scène des Trois Baudets. Un anglais du nom de Michael Wookey, installé à Paris. L’accent totally British nous fait déjà fondre, et lorsqu’il entonne ses chansons, d’abord en guitare-voix, ce sont des cavalcades de frissons qui nous parcourent le corps. Une voix fragile et puissante à la fois, des arpèges tout en délicatesse et… des titres qui se terminent en éclats de rire. L’Anglais a quelque chose de désarmant, il fait rire et pleurer à la fois et il nous en met plein les oreilles lorsque sa troupe le rejoint sur scène. Un gros bordel musical s’installe, mais un bordel comme on entend que très rarement et comme on aimerait en entendre plus souvent.

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