On y était : Poni Hoax (et VvvV) à l’i.BOAT

À croire que j’ai de la chance (du flair, c’est un peu plus flatteur … ), j’ai pu assister en quatre jours à deux de mes meilleurs concerts de l’année. Allez, on détaille le concert de Poni Hoax, photos à l’appui.

Hier soir, je suis donc allée voir Poni Hoax. « Qui ça ?! » Poni Hoax, ce groupe français qui occupe la première place dans mon petit classement des fiertés nationales, avec Syd Matters et Jil Is Lucky. Pourtant, on est à des années lumière de la féérie et de l’onirisme de Syd Matters. Très loin. On est plutôt, avec la bande à Nicolas Ker, dans le registre du rock à synthétiseurs. Je m’explique : tu prends d’excellents musiciens de jazz, t’y ajoutes une espèce de chanteur fou, un « dandy » comme on aime à le décrire un peu partout. Tu mélanges bien et tu obtiens un premier album aux sonorités electro-pop-rock encensé par la critique, d’une classe folle, un second plus accessible (absolument génial en fait), puis un troisième qui remplit unes à unes les cases de la très convoitée catégorie de l’album « parfait ». Mais si, tu sais, texte, mélodies, groove, émotion, …

Et alors, Poni Hoax en live, ça donne quoi ? C’est un degré de démence au dessus. T’es captivé, capturé, dès la première chanson, « Cities Of The Red Dust« . Le ton est donné. Cette chanson ouvre également leur dernier album A State Of War, dans lequel on s’est beaucoup baladés ce soir là. La magnifique « Marida« , « There’s Nothing Left For You Here« , « The Word » ou encore « Down On Serpent Street » pour ne citer qu’elles. On a aussi droit aux classiques « She’s On The Radio« , « Budapest« , à une version de près de dix minutes de l’hypnotique « The Paper Bride« , mais surtout, surtout, au monument « Antibodies« . Je doute que beaucoup d’artistes ayant défilé ici depuis deux ans puissent se vanter d’avoir aussi spontanément emporté l’assistance que lors de cette chanson. L’i.BOAT a retrouvé, grâce à eux, sa vocation première de piste de danse. Une exultation collective dès les premières notes de synthé de la chanson la plus sous-estimée de la Terre entière. On devrait obliger tout DJ ou « passeur de disque » digne de ce nom à la passer, entre un « Gee Up » de Kindness et un « Superstition«  de Stevie Wonder. Bref, il faut souligner encore une fois la prestation des musiciens, vraiment (big up au batteur et à ses solos impressionnants).

Il fallait du cran pour dire, devant une assemblée bordelaise, que Bertrand Cantat ferait mieux de ne pas revenir. Et pourtant, ce même batteur a balancé ça, en se levant de son tabouret. Et même avec ça, ils étaient encore acclamés à la fin du rappel. Preuve s’il en est que ces cinq gars ont correctement fait le job.

J’attendais beaucoup de ce concert, tant leur dernier album m’avait conquise en début d’année. Eh bien, je peux dire que je n’ai pas été déçue et même au delà (tellement bien que j’en ai oublié de prendre des jolies photos, pardon d’avance). Poni Hoax, c’est bien, mais Poni Hoax en concert, c’est (mille fois) mieux.

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