On y était : Baptiste Hamon et Merlot à La Loge (Oh Taquet)

Baptiste Hamon. Je l’avais repéré sur Facebook. Une vidéo tournait. J’ai cliqué. J’ai aimé. Et puis je l’ai oublié. Pardon. Mais ce qu’il y a de bien dans l’oubli c’est que lorsqu’on tombe de nouveau dessus, c’est comme dans une chanson de Madonna… on se sent « Like a Virgin » et » touched like the very first time ». Quand j’ai réécouté très rapidement Baptiste Hamon, c’était donc comme si c’était la première fois,  Emotion, frisson, larme et tous le reste. Je m’étais promis à moi-même de ne pas l’oublier une nouvelle fois et donc lorsqu’il est programmé pour une soirée Oh! Taquet, on ne réfléchit plus, on y va. En allant à La Loge, j’avais le sentiment que ce concert allait être bien. Parce que c’est La Loge (et que c’est toujours bien) et qu’on est rarement déçus par les artistes sponsorisés « Artiste du Chantier des Francos ». Et ça l’était. Set court mais intense. Cinq ou six chansons, tristes à se foutre une balle dans le crâne. Mais plus c’est triste plus j’aime, alors forcément il ne m’en fallait pas plus pour que je sois définitivement conquise. Les textes sont en français. Des histoires qui parlent d’un amour perdu nommé Joséphine, d’un mec qui se jette dans l’océan, Hervé, de la Grande Guerre et des tranchées, du doute qu’un jour nous puissions être heureux. Non. Ca ne respire pas la joie de vivre, mais c’est joli. Des histoires, voire même des poèmes car, dieu, que les textes de Baptiste Hamon sont parfaitement ficelés. Pour finir le set, Baptiste et son pianiste s’attaquent à Cash. Johnny. Avec la chanson « Folsom Prison Blues », traduite en français. Si je n’étais pas déjà sous le charme, cette dernière chanson m’a achevée : cette fois, je n’oublierai pas Baptiste Hamon.

 

 Merlot. Changement radical d’ambiance. Les mouchoirs sont toujours dans la main mais cette fois, ce n’est pas pour effacer les larmes de tristesse. On pleure avec Merlot mais de rire. Et pendant ces cinq titres on a eu de quoi travailler nos abdos. Le second degré est partout, aussi bien dans le set borderline que dans les chansons qui parlent d’un mec paumé dans le XXIème ou encore d’un mec qui se sent sexy en marcel sur son vélo. On essaie de siffler avec lui, mais on y arrive pas. On essaie de chanter aussi, mais à Paris on ne chante pas. C’est pas grave, il a prévu de balancer des faux cris type festival pour le prochain live.

 Photos : Sabine Bouchoul

Photos : Sabine Bouchoul

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