Francofolies de la Rochelle #3 : Detroit, Natas Loves You, Albin de la Simone

La journée avait hyper mal commencé. Tu te rappelles du scénario de la veille ? Et ben c’était la même chose. Il est onze heures (déjà ça fait mal), j’ai encore la tête dans le gaz, mais je veux écouter Albin de la Simone dans la Chapelle Fromentin. Pas très fraîches, on se présente à l’entrée. « Merci d’attendre »…« C’est complet ». Des VIP et artistes rentrent. On est à la porte. Gérard Pont aka Dieu nous fait rentrer. Assises dans le couloir, on peut écouter les concerts des FrancosMatinales. Lior Shoov et Albin de la Simone. La première est une artiste du chantier à la folie douce, le second est un artiste dépressif au cynisme lyrique. Matinée un peu spéciale mais fort belle, en presqu’acoustique.

Heureusement le reste de la journée s’est déroulée comme sur des roulettes. Passage par la salle de presse, course à pied entre les différentes scènes, avec un fond sonore dans ma tête le thème de « Mission Impossible ». Théâtre Verdière >> Village Francofous >> Grand Théâtre >> Grande Scène >> Grand Théâtre >> Grande scène. Je me rends compte que c’est hyper nul de ne pas avoir le don d’ubiquité et j’envie Harry Potter et son portoloin. Pourquoi personne n’invente ce truc ?  Je ne vais pas rentrer dans les détails de tous les concerts (tu peux aller faire un tour chez Ricard pour tout savoir) juste un retour sur mes trois préférés.

Two Bunnies In Love. Les seuls lapinous que j’aime, pour la chanson « You & Me » en particulier. Ils jouaient sur la scène du village FrancoFous et ont réussi en une demi-heure montre en main à mettre l’ensemble du public dans la poche. Normal, les garçons sont super forts.

Detroit. Je suis de celle (non pas comme la chanson de Benabar) qui préfèrent ne se concentrer que sur la musique de Détroit et mettre de côté la vie privée. On m’a souvent parlé du charisme de Bertrand Cantat. De son magnétisme. De sa présence, de sa prestance. OK. I. GET. IT. A peine arrivée devant la scène, impossible de regarder autre chose que cet homme abîmé au regard triste et aux gestes saccadés. Regard dur. Profond. Impressionnant. En l’écoutant chanter, des frissons me traversent. Je n’ai jamais été une grande fan de Noir Désir, mais ce soir là, j’ai compris ce qu’était l’aura de Bertrand Cantat. Le matin aussi, quand je le croise dans la rue et qu’on échange un regard une demi-seconde, je ne vois pas le pavé défoncé, la cheville faiblit et je manque de me casser la figure ! La honte.

Miossec. Le visage est émacié. Il s’accroche à son pied de micro comme s’il s’agit de la troisième jambe. Celle qui lui permet de rester debout sur la scène du grand théâtre. Miossec est un peu faible mais sa voix, elle est forte. Quoique légèrement rocailleuse. Je ne suis pas une grande fan de Miossec, disons que je ne connais pas assez bien le répertoire. C’est idiot. Il faut que je m’y plonge pour de vrai, un de ces jours.

Et sinon, il y avait aussi : Mokaiesh, Deluxe, Florent Marchet, Natas Loves You

 

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