On a vu : « L’art de l’amour au temps des Geishas » à la Pinacothèque

C’est le genre d’expositions qu’on évite d’aller voir en compagnie de ses parents ou de ses petits cousins s’ils ont moins de 10 ans, histoire de ne pas choquer les bonnes mœurs. Oui, l’expo « L’art de l’amour au temps des Geishas » est classée X et interdite aux moins de 18 ans. Elle présente l’amour érotique au Japon à travers les âges, du 17ème au 20ème siècle. On y trouve de très belles estampes qui frôlent parfois la pornographie. D’un œil voyeur, on regarde des couples qui font l’amour dans toutes les positions (parfois pas si faciles que ça). On note un tracé et un coup de pinceaux fin, un souci du détail qui ne nous épargne rien. C’est parfois crues, pas toujours très romantiques.
Ces estampes rendent en réalité compte des scènes de la vie quotidienne de la nouvelle bourgeoisie dominante dans les grandes villes japonaises. Une bourgeoisie qui se caractérise par un besoin de luxe, de volupté et une recherche du désir sexuel de chaque instant. Les dessinateurs japonais ont immortalisé, imaginé, idéalisé ce besoin d’érotisme dans des estampes plus tard interdites au Japon et secrètement collectionnées par des artistes européens comme Klimt ou Zola.

L’exposition se déroule selon une évolution chronologique, on découvre les différentes périodes de l’art japonais, de l’âge d’or d’Edo (1603-1867) à l’époque Meiji (1868-1912). A côté des estampes, on découvre aussi des gravures sur bois, les accessoires de toilettes des geishas à leurs tenues en soie. Bref, une exposition à ne pas mettre devant toutes paires d’yeux mais qui permet de mieux appréhender la sexualité japonaise et son évolution à travers les époques. L’exposition se termine le 15 février… Avouons que le hasard fait plutôt bien les choses.

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