Et vivre était sublime : Mathieu Saikaly et Nicolas Rey (les Garçons Manqués) à la Maison de la Poésie

J’avais l’habitude de les écouter, tous les deux, sur France Inter. J’aimais bien. Mathieu Saikaly et Nicolas Rey. Une rencontre improbable qui fonctionne à merveille. L’un chante, l’autre lit. Des textes à eux, des textes signés par d’autres. Ca marchait pas mal sur France Inter, ils ont donc décidé de poursuivre l’aventure devant des gens. On garde la même intimité qu’un studio radio. Dans une petite salle de maison de la poésie, ils sont installés autour d’une mini-table. Mathieu est pieds nus, assis en tailleur sur sa chaise, la guitare sur les genoux. Nicolas Rey a son carnet de notes avec les textes qu’il va nous lire. Les siens (L’amour est déclaré, Un léger passage à vide…), mais ceux aussi de Bukowski, de Sylvain Gire, de David Thomas, de Truman Capote. Ça dépend des soirs. Ça parle d’amour, ratés ou interdits. De sexe aussi. Beaucoup. C’est parfois cru mais on rigole toujours. Ça parle de mort et d’enterrement, c’est moins fun. Mathieu a toujours la bonne chanson pour illustrer les textes… Du Elliott Smith, du Renaud, du Blanche-Neige, les Beatles, LeadBelly, Johnny Cash. Là aussi, ça dépend des soirs. Il case aussi quelques petits morceaux de ses titres à lui.

Si tu n’as jamais écouté les Garçons Manqués, rends-toi immédiatement sur le site de France Inter. Tu peux aussi aller les voir le 19 février à la maison de la poésie et le 2 avril à l’Européen.

À noter également, que Mathieu Saikaly s’apprête à sortir son premier E.P. (dont je vais te parler très bientôt) mais en attendant, tu peux écouter « Cliché cosmique ».

Texte et photos : Sabine Swann Bouchoul

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