Neeskens, « Que reste-t-il de nos amours ?… »

NeeskensBon ok… les paroles de Trénet sont peut-être un peu too much, mais c’est tout ce qui m’est venu à l’esprit pour décrire le léger malaise que j’ai ressenti après le concert de Neeskens au Kao de Lyon ce jeudi 4 juin… Ce concert n’était pas mal, mais pour reprendre des mots québecois qui ont teeeeeellement l’air de plaire au jeune homme, c’était plate.

Petit rappel, Neeskens a réussi à être choisi par les quatre jurés de The Voice, à une heure de grande écoute sur TF1, en proposant un titre folk. Pas folk d’origine, car « Wicked Game » de Chris Isaak n’est pas un titre folk en soit mais une balade aux accents blues/country, mais la version proposée par Neeskens l’était, en sublime picking (le picking de ce garçon est un tsunami d’émotions ravageur !) et n’était surtout absolument pas le genre de soupe que TF1 nous propose habituellement en prime time. Nous avons été tellement heureuses et fières de le voir choisi pour ce qu’il fait de mieux, le guitare/voix à l’émotion insoutenable, simplement pour ce qu’il est et pas en se prostituant et en vendant son âme aux sirènes du mainstream.

Une question se pose donc : Zazie serait-elle la dernière à avoir eu le droit d’écouter le folk sublime de notre ami ? Car le concert de jeudi était donc agréable, comme précédemment dit, un peu rock, sautillant parfois, plus accessible sûrement, mais sans folk, sans titre chair de poule/larmes/tripes sorties, et donc sans AUCUNE émotion. Le titre « Wolves » nous a même donné la sensation d’être à Montréal mais avec Half Moon Run ??!! Nous craignions l’effet post-The Voice au niveau du public, oui il était très féminin mais pas d’hystérie, et donc même pour ces nouvelles fans, pas une reprise du fameux « Wicked Game » ? Où sont passées la fragilité, la passion, la douceur ? Même la complicité avec le groupe qui l’accompagne dorénavant, sonne un peu bizarre. Elle n’est pas feinte mais pas en adéquation avec ce qui nous est offert. L’énergie circule, ils ont envie de partager mais du coup l’émotion épurée et animale du folkeur seul ne passe plus et au final, la sauce ne prend pas vraiment.

On a attendu jusqu’à la fin que Neeskens fasse son truc de charmeur de serpents comme nous l’avions annoncé, mais non, pas de rappel, pas de charme, pas de serpent, juste des explications laborieuses parfois avec l’accent québecois donc. Il avait plus envie de boire une bière ce soir là que de monter sur scène, mais finalement il a bien fait de se forcer (?!), des instants de timidité et de maladresse qui auparavant nous touchaient, aujourd’hui nous laisse perplexes… Il n’est pas le premier ni le dernier à s’éloigner de son style d’origine, c’est apparemment normal, nous ne sommes donc pas fâchées, juste un peu tristes et déçues. Sans rancune, ça ira mieux demain…

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