Les 10 signes qui trahissent le journaliste musical en concert

Ceci est un article labellisé 100% mauvaise foi.
Enfin presque. 

1. Il est le seul qui ne s’ambiance pas.

C’est dans l’ADN du journaliste :  blasé par nature. Pourtant, la musique il kiffe. Mais il a passé une journée de merde, à faire des chroniques et des articles de merde. Il aurait voulu terminer sa soirée chez lui avec une bière et le reste de pizza d’hier soir, mais il s’est senti pousser des ailes et a décidé de se faire un concert. Mais, rien n’y fait, il parvient pas à rentrer dans l’ambiance, il reste stoïque et rumine sa décision pendant tous le concert.

2. C’est celui qui arrive toujours à la bourre

Officiellement, c’est parce qu’il a beaucoup de travail. Il te dira que son ordinateur a planté au dernier moment et qu’il a du réécrire en toute vitesse son dernier article de la journée avant de quitter la rédaction vers les 20h30. En vérité, il a glandé sur Facebook et Twitter et n’a pas vu le temps filer.

3. C’est celui qui essaie de gratter l’amitié pour rentrer en backstage

Le journaliste musical, c’est une groupie qui ne s’assume pas qui rêve d’être pote avec les musiciens et les groupes. Parce que dans sa tête, il pense que le groupe va pouvoir l’emmener dans le tour bus et qu’il pourra faire ensuite un super papier que personne ne publiera « parce que c’est trop long, gars, y’a pas la place pour ça ». Oui, le journaliste musical pense encore que c’est possible de jouer les Lester Bangs.

Seul le détail compte, c’est sa maxime.

4. C’est celui qui passe son temps à râler contre tout et tout le monde

Le journaliste n’est jamais content. Il est né énervé. Il a la haine contre tout le monde de la musique, contre son patron, contre son collègue et même contre son stagiaire. Parce que pendant qu’il était coincé à son bureau, le stagiaire lui est parti à cette projection presse du dernier film de [choisir un nom] où il voulait tant aller. A ce qu’il paraît, il y avait des petits fours et un open bar après la projo. Putain.

ALMOST FAMOUS, Philip Seymour Hoffman, Patrick Fugit, 2000.
ALMOST FAMOUS, 2000

5. C’est celui qui regrette un temps qu’il n’a pas connu

Il aurait voulu être Lester Bangs, ou Hunter S. Thompson. C’est pas possible, gars. Arrête de rêver.

6. C’est celui qui décrypte et décrit tout ce qui se passe sur scène

Pendant que le monde entier kiffe juste la musique, le concert. Le journaliste lui va regarder les pédales, la marque de la guitare, les micros, la marque de chaussures du chanteur, la façon dont le batteur tient ses baguettes. Le nombre de bière qu’a bu le bassiste. Merde, le claviériste est un peu high non ? Oh regarde, y’a un gars qui danse bizarrement dans le public. Seul le détail compte, c’est sa maxime.

7. C’est celui qui en a rien à foutre de la première partie

Qui ? Aucune idée. Il était sur Facebook de toute manière. Et son ordinateur a planté, tu te souviens ? Il ne pouvait pas arriver plus tôt. Et puis, ouai, on s’en fout de la première partie non ?

8. C’est celui qui, lorsqu’il se fait chier, le montre à tout le monde.

Il va pester, bouger, changer de places, déranger tout le monde. Faire mille aller retour au bar. D’ailleurs, au bar, c’est là qu’il va passer le reste de la soirée. Et il va discuter avec le barman, refaire le monde, parler d’une époque qu’il n’a pas connu. Justement.

9. C’est celui qui pianote sur son téléphone

Le journaliste a son téléphone greffé à la main. Et il va déranger tout le monde avec la lumière de son smartphone. Si on le lui fait remarquer, il va t’expliquer « je suis en train de bosser là, merde ».

10. C’est celui qui tweete « que c’est vraiment le groupe à suivre »… alors qu’il a rien suivi

Parce que le journaliste a un sixième sens. Il sait d’avance qu’un groupe va marcher, alors qu’il n’a même pas écouté et qu’il discutait avec le barman de Lester Bangs.

mauvaise

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