On y était : Alan Corbel + Joe Bel au Café de la Danse

Une fine pluie s’abat sur Bastille, les retardataires se hâtent de pénétrer dans le Café de la Danse ce jeudi 2 juin. Il faut dire que l’affiche est alléchante pour les amateurs de jolie musique française… en anglais. Alan Corbel entame les festivités. Ça fait un baille qu’on n’a pas revu le Breton. On a encore en tête son concert au Café de la Danse il y a… 4 ans, où il nous avait littéralement subjugués avec Dead Men Chronicles son premier album folk, produit par Bertrand Belin. Quatre années où on le pensait reparti dans une lutherie ou a voyager à travers le monde. Et bien non… Depuis quelques semaines Alan Corbel dévoile des indices d’un retour imminent sur le devant de la scène, à commencer par un retour à Paris, dans une salle qui lui tient particulièrement à cœur. Pourtant malgré l’enthousiasme flagrant du chanteur et de ses trois musiciens,  on ne parvient pas à entrer dans le concert. Le cœur lourd, on a le sentiment que tout n’est pas encore bien en place, que les musiciens se cherchent, que ça s’échappe un peu dans toutes les directions… on espère aussi vivement que ce virement vers un pop-rock embroussaillé n’est que l’effet des orchestrations du groupe. On va mettre ça sur le compte du rodage, en attendant de pouvoir découvrir ce nouvel album, notamment « That City » le premier extrait attendu pour le 7 juin.

En concert le 16 juin au Studio des Variétés, et le 17 juillet aux Vieilles Charrues.

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Alan Corbel

Joe Bel prend la suite, dans l’enthousiasme général. Sans jeu de mot, Joe est vraiment belle, toute de noir vêtue, seuls sa crinière de feu et ses bottes de cow-girl viennent casser la sobriété du dress-code. Accompagnée d’un batteur et d’un bassiste, la folkleuse que l’on avait en tête n’est qu’un lointain souvenir. Tout comme Alan Corbel, cela fait un certain temps qu’on ne l’a pas vue sur scène. Récemment, Joe a largement participé à la bande-originale de Tout pour être heureux, le film de Cyril Gelblat avec Manu Payet et Audrey Lamy. Et c’est donc logiquement qu’elle interprète « Hit the Roads », « A While (free) », « Stronger » ou encore « Salut les amoureux », jolie cover de Joe Dassin, toutes (r)enregistrées pour les besoins de la comédie. Des moments de douceur, trop peu nombreux à notre goût, viennent rompre la dynamique, comme cette belle version de « No No » entamée en guitare-voix, Joe sous un divin halo de lumière. Une partie de l’équipe du film est présente dans la salle, sacrée ambiance ! Joe rayonne, elle est visiblement très heureuse d’être là. Nous on est contents de retrouver le timbre chaud et groovy de la chanteuse, l’ambiance est festive, mais au bout d’une demi-heure on ne parvient plus vraiment à distinguer les chansons qui s’enchaînent, légèrement lassés par une guitare SelahSuesienne à toutes les sauces, et une batterie très « festival » qui a tendance à alourdir les instrumentalisations. C’est donc un peu attristés qu’on quitte le Café de la Danse vers 22h40, repensant à Monsieur Dassin qui chantait « on s’est aimé comme on se quitte, tout simplement sans penser à demain »…

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Joe Bel

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