On y était : HER au Festival les Aventuriers

LIVE-REPORT – Fontenay-sous-Bois accueillait Her pour l’avant-dernier concert du Festival Les Aventuriers. Encore une fois, on en a pris plein les yeux et plein les oreilles. Retour sur cette démonstration de grande classe.

« C’est tellement extasique » s’écrit une jeune femme très enthousiaste en sortant de l’espace Gérard Philipe, à la fin du concert de Her. Mélange d’extase et d’ecstasy l’on suppose. Larousse, sois averti !

Dernier soir pour le Festival Les Aventuriers de Fontenay-sous-Bois. Ne comptez pas sur moi pour Grand Blanc, Rock en Seine m’a suffi, ce n’est pas ma came. Her, par contre, l’est entièrement. Il était évident, pour moi, après un concert sold out au Festival des Inrocks il y a quelques semaines de cela, que Her serait la tête d’affiche. Que nenni ! Quand je débarque vers 20h45, c’est les notes de « Union » que j’entends depuis l’entrée. Stupeur et tremblements comme titrerait Amélie Nothomb, je rate le début. Passons ma mauvaise interprétation du déroulement de la soirée (et une communication en demi-teinte), et parlons plutôt des extraordinaires Her.

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Je me souviens encore avoir failli partir avant leur concert au Festival Chorus. J’étais venue spécialement pour We Are Match. Puis je m’étais dit « allez, trois chansons et j’y vais ». Finalement, j’étais restée, malgré un puissant décalage horaire. À cette époque-là, les garçons n’avaient pas encore signés chez Barclay, chez qui ils ont sorti leur « Her Tape #1 », leur premier EP contenant les chansons qu’ils proposaient en écoute libre sur leur Soudcloud.

Ce soir, à Fontenay, c’est leur avant-dernière date de l’année, et ils sont rodés. L’équilibre entre les cinq musiciens est bien mesuré, la setlist solide, les parties instrumentales tantôt subtiles tantôt héroïques, et les grimpées d’intensité sont toutes délivrées avec une énergie incroyable. Le public – plutôt jeune – est animé, parfois bruyant : ça remue bien dans les premiers rangs, et les applaudissements sont chaleureux. Comme d’habitude, je passe un bon tiers du concert à observer Thomas, le bassiste qui nous fait une démonstration de pas de danse sportifs, tout en jouant ses lignes rythmique au demi-soupir près. Presque hypnotisant.

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Victor et Simon chantent à tour de rôle, et finissent par faire tomber leurs uniformes de gentlemen au fil du set addictif : lascive « Her », sensuelle « Quite Like » et son outro puissante et planante tellement dingue. On savoure également « Queens » pour la première fois en live, plus hip-hop que leur répertoire habituel. Bien sûr, on finit conquis sur « Five Minutes » avant de voir le groupe revenir pour un long rappel mérité : une nouvelle chanson pour l’entame (« Ginny » ?) « The President » qu’on avait déjà entendue en avril, puis leur bel hommage à Sam Cooke avec « A Change Is Gonna Come », une chanson qui a joué, et joue toujours son rôle dans l’histoire de Her, nous explique Victor. En à peine un an et demi d’existence, Her confirme qu’ils sont plus que LE groupe français du moment, ils sont LE meilleur groupe français de l’année. Et des années à venir, sans aucun doute.

Her Tape 1, disponible (Barclay). En concert le 11 avril à la Gaîté Lyrique.

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