Bleeker, du rock canadien pour changer du folk !

ROCK QUI TÂCHE – Bleeker nous vient d’Ontario, on s’excuse de ne les découvrir que maintenant car avant d’être un groupe de rock couillu ils furent de jeunes pousses à suivre ! Si tes oreilles sont en manque de guitares hurlantes, Bleeker est fait pour toi.

Bleeker, comme souvent dans les groupes de rock chevelus, c’est une histoire de famille. Aux origines deux paires de frères, les Perkins, Taylor (chant ) et Cole (guitare), flanqués des Steinke, Dan (guitare) et Dustin (batterie).  Et comme souvent la géométrie du groupe varie avec les succès musicaux des uns et des autres et aujourd’hui les Steinke ont pris leur envol, laissant la place à Mike Vandyk à la basse. Nouvel album à trois donc, Erase you qui devrait très probablement leur offrir une reconnaissance internationale.

Bleeker c’est beaucoup d’énergie, la force de la jeunesse avec aussi parfois les défauts. Mais la note générale est très positive et remuante, pour ne pas dire dansante, même si on n’est pas chez Danse avec les Stars ! On les soupçonne d’avoir beaucoup écouté leurs légendaires aînés afin de peaufiner leur propre style. Ils ont d’ailleurs ouvert pour Airbourne sur leur tournée canadienne et cotoyé Papa Roach. Il y a parfois de l’Aerosmith dans les riffs de guitare, et les chœurs féminins un peu kitschs, donc des accents rock assez classiques finalement, chez « Still Got Love » par exemple. La voix haut perchée de Taylor nous rappelle celle d’un autre excité, Matt Schultz de Cage The Elephant. Et il faut lui reconnaître du talent à ce garçon car tant en terme de rythme que de mélodie, il porte cet album sur ses épaules de blondinet.

Avant de reconnaître la cover de « Radio Radio » d’Elvis Costello, spontanément on se dit que ce titre pourrait sortir d’un album de Green Day. « Where’s Your Money » libère une dernière fois les guitares et les aigus de Taylor avant de faire redescendre la pression avec « Emergency » qui doit faire tomber les gonzesses du premier rang, et « Close My Eyes », la déclaration de regrets amoureux et donc titres que l’on jugera comme moins remarquables ni mémorables.

Pour l’oreille non avertie, on sait déjà que leur tube « Highway » va être qualifié de « oh on dirait des Black Keys » (époque mauvais Black Keys hein, c’est à dire post El Camino, mais bon être un mauvais Black Keys c’est déjà pas si mal…) Peu importe à qui on pense, c’est rudement efficace et jouissif, on prend !

Erase You leur premier album, est disponible chez Five Seven Music.

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Une pensée sur “Bleeker, du rock canadien pour changer du folk !

  • 18 janvier 2017 à 19 h 39 min
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    « mauvais Black Keys » Sur les 8 albums et les 2 EP, pouvez-vous me dire où est le mauvais ?

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