On y était : Charlie Cunningham au Festival GéNéRiQ

LIVE REPORT – Deux jours après son passage dans une cathédrale à Besançon, Charlie Cunningham a investi une bibliothèque municipale à Mulhouse. Différents lieux, mêmes effets : un public charmé.

Le Festival GéNéRiQ met un point d’honneur à faire découvrir des artistes dans des lieux inattendus. Hors du circuit habituel des salles de concert, Charlie Cunningham jouait cette semaine dans une cathédrale, une école d’art, une bibliothèque et un planétarium. On est allé à sa rencontre dans la bibliothèque municipale de Mulhouse, pour un moment intimiste à souhait.

Le 2e étage était prêt. Au milieu d’étudiants concentrés et studieux s’alignaient quelques rangs de chaises vides. Très vite, il a fallu les doubler : le public est venu nombreux découvrir le folk de l’Anglais qui n’était jusqu’alors jamais passé dans la région. Des enfants aux retraités, tous s’assoient sagement et guettent la scène, placée tout à côté du rayon « romans en langue anglaise ». Joli clin d’œil.

Fidèle à lui-même, Charlie Cunningham s’installe sur sa chaise, introduit son set dans un très bon français, et finit par laisser la musique parler. Une douzaine de chansons, florilège de ses EPs et de son premier album, Lines, sorti le mois dernier. Si on adore toujours autant ses plus anciens titres, il faut avouer que la (très bonne) surprise vient des plus récents. L’introduction de « Lines » donne des frissons, « Answers » prend une ampleur toute particulière et « You Sigh » se révèle beaucoup plus mélancolique que la version enregistrée.

Pendant toute la durée du concert, le public aura été sous le charme, comme envoûté et hypnotisé par le jeu de guitare d’un garçon capable de jouer sur la corde sensible aussi bien que de nous faire voyager par un morceau purement sévillan. Grâce à un ingé son incroyable, la bibliothèque impersonnelle aux murs blancs s’est très vite transformée en véritable cocon de douceur. Un moment d’une délicatesse et d’une grâce difficiles à atteindre, que Charlie Cunningham semble pourtant maîtriser à chacun de ses passages, avec toute la simplicité et l’honnêteté du monde.

L’adhésion aura été telle qu’il n’a pu refuser de nous jouer un dernier morceau. Il choisit un titre qu’il n’a plus joué depuis des lustres et clôt donc par la parfaite « Plans » un set qui aura été un sans faute.

Inattendu et inoubliable.

Setlist : Telling It Wrong / An Opening / Minimum / Lines / Answers / Less Leg / While You Are Young / Molino / You Sigh / Breather / Blindfold / Lights Off /// Plans

 

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