On y était : Dean Lewis + Lisa Mitchell au Pop-Up du Label

LIVE REPORT – Aussie night au Pop-Up du Label, avec la fantasque Lisa Mitchell et le jeune talent folk Dean Lewis.

Je n’étais pas censée être au Pop-Up ce jeudi soir. J’avais prévu d’aller autre part. Et puis Netflix a fait que je me suis retrouvée devant Dean Lewis, sa guitare et son clavier (don’t juge me). Dean Lewis et ses ballades folks mélancoliques pour son premier support tour aux côtés de sa compatriote Lisa Mitchell. Dean Lewis et son timbre de voix particulier, qui te raconte des histoires, ses histoires. « En gros, ce sont des chansons qui parlent de moi » nous dit-il avec un sourire sur les lèves. « Et elles sont un peu déprimantes » ajoute l’Australien qui nous joue les chansons de son futur EP, qu’il partira enregistrer après cette tournée, avec John Castle (Vance Joy, Meagan Washington).

On reconnaît forcément « Waves » son premier single, mais aussi sa « seule chanson qui est sortie » glisse Dean Lewis, mesurant sa chance, avant de s’installer derrière son clavier. Piano-voix et guitare-voix très maîtrisés, sans fioritures, ni grandes orchestrations comme dans son 1er single, avec les belles « Chemicals » ou « Don’t Hold Me » qui ont le mérite d’émouvoir en quelques secondes, dans le sillage d’un Rhodes ou d’un James Bay.
Pour finir son court set (moins de 30 minutes), Dean Lewis nous conte ses déboires sentimentaux dont il s’est inspiré pour composer : oui, il lui est arrivé de fouiller dans le téléphone de sa copine, il n’en est pas fier. Mais, ce dont il est fier par contre, c’est de la chanson qu’il a écrite d’après ça. Il a de l’humour, et un indéniable talent de songwriter qui, on l’espère pour lui, l’emmèneront loin. On n’en doute pas une seconde.

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La tête d’affiche de la soirée c’est Lisa Mitchell. Si tu es Australien, comme un bon tiers du Pop-Up ce jeudi soir, tu la connais forcément. La fantasque Australienne arrive sur la petite scène du Pop-Up telle une boxeuse, habillée d’un très large pattes d’eph blanc et d’un haut rouge, aux longues manches rubans. Un mélange d’Olivia Merilahti de The Dø et de Björk. Musicalement, on pense plus à Kate Bush, Feist, Kate Nash ou encore Sarah Blasko. De la pop bien faite, avec un filet de voix féminin.

Lisa et ses deux musiciens peinent un peu au début de leur set, avec des problèmes de retours notamment. La batterie couvre aussi un peu trop le doux timbre de voix de la chanteuse à notre goût. Mais comme de bons professionnels, le concert se poursuit.

Lisa Mitchell nous parle de son prochain album, dont la sortie est annoncée pour le 14 avril. En attendant, elle joue surtout des titres de ses deux albums précédents. J’ai du mal à accrocher je l’avoue, même si certaines chansons me plaisent beaucoup, la superbe « What Is Love » ou « Josephine » qui apparaîtront sur Warriors son nouvel album. L’Australienne se détend au fil du set, et nous explique entre deux petits ratés qu’ils sont présentement en proie aux fous rires faciles, comme on peut l’être en plein milieu de tournée. La veille à Amsterdam, le lendemain à Berlin, Lisa Mitchell conclue son concert avec « Walk on the Wild Side » de Lou Reed. Classique, efficace, réussi.

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Photos : Emma Shindo

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