On a écouté : « Hear The Silence » de No Money Kids

CHRONIQUE – Attention, petite bombe blues : No Money Kids a dévoilé son nouvel album, « Hear The Silence ». Jamais le silence a été aussi sexy.

Visiblement, le format duo est ce qui convient le mieux au blues. En tout cas, c’est la formule choisie par No Money Kids et ça leur réussit. Félix Matschulat et JM Pelatan sont les têtes pensantes et allumées qui se cachent derrière ce duo qui mêle blues et électro. Plus blues qu’électro d’ailleurs. Ils ont sorti, fin mars, leur deuxième album, Hear The Silence, et c’est un petite bombe.

Le blues a toujours été une musique profondément ouverte sur la société. C’est ce qui fait également l’identité du groupe. Dans une interview accordée à BSCNews 10 ils déclarent : « Notre nom, comme notre musique est un témoignage. Il rend hommage à ceux qui crèvent de froid dehors, à la femme au foyer qui se sent emprisonnée dans sa vie, aux salariés de Continental ou Moulinex… Aujourd’hui notre société de créanciers immole des gens au pôle emploi et les traite de ‘bons à rien’ ou ‘d’assistés’. Ça nous écœure et on profite de notre petite tribune pour ne pas les oublier. »

Furieux et langoureux

Sur des riffs rugueux, avec une voix écorchée et des synthés accrocheurs et un parfum de blues vintage, No Money Kids offre une photographie de notre époque et souhaite inviter chacun d’entre nous à l’introspection. À s’écouter soi-même. À dire non, d’ailleurs c’est un substance le message porté notamment par le titre « Shot the Master« . 

Tantôt furieux, tantôt langoureux, l’album agrippe les tympans et ce, dès le premier titre : « Man Down« . Non, rien à voir avec Rihanna. Un titre qui pourrait entrer sans problème dans la bande-son de la série Peaky Blinders,  à la fois funky et enrobé de velours. On craque pour « Loaded Gun » et sa rythmique affolante, la ballade « Take Me To Your Home », ou encore le très bluesy « The Hangman ».  No Money Kids ne s’embarrasse pas de dentelles, de fioritures, d’arrangements superflus. C’est brut, c’est direct, c’est exactement ce qu’il nous faut.

À LIRE AUSSI >> William Z. Villain, un bluesman qui brouille les pistes

Advertisements

Laisser un commentaire