La minute Viking #20 : ÍRiiS (Islande)

CLIP – Il est des artistes dont leur nationalité s’entend par leur musicalité. C’est le cas d’ÍRiiS, jeune artiste islandaise qui vient de publier « Nornin (The Witch) », premier single de son nouveau projet solo.

Parfois, il faut savoir prendre son temps pour naître. Dans le milieu culturel, notamment, il faut apprendre à se connaître, il faut se chercher, il faut se comprendre. Et une fois faites toutes ses introspections, on peut commencer à grandir et jouir de sa passion. C’est un peu le cas d’ÍRiiS, jeune artiste originaire de Reykjavik. Après avoir connu une aventure en groupe et s’être lancée en 2013 en solo, l’heure de l’éclosion d’ÍRiiS semble proche.

Grúska Babúska, le solo démarre par le groupe

L’Islande a cette particularité d’avoir une multitude d’artistes à une trajectoire souvent commune. Ce sont par les groupes que les projets solo se sont créés. Tel est encore le cas avec ÍRiiS. En 2011, se forme Grúska Babúska, un quatuor islandais 100% féminin, se décrivant comme un groupe aux mélodies acoustiques, folk islandaises et féeriques. Après la sortie de quelques EPs, le groupe s’enrichit de nouvelles arrivées, dont Íris. L’artiste leur apporte sa patte de modernité, d’électronique, mais aussi de douceur vocale.

Car l’une des premières caractéristiques d’Íris, c’est le contraste entre sa voix douce, envoûtante et la musicalité qu’elle apporte, plus numérique et apple-spirit. Non pas que les deux soient antinomiques, mais rares sont les artistes rassemblant douceur et numérique dans un même univers.

En parallèle du projet Grúska Babúska, Íris se lance en solo, avec un premier EP, Penumbra. Pénombre, un mot qui lui correspond totalement car, telle la musique d’Íris, il décrit cet espace d’illumination partielle entre une ombre totale et une totale luminosité. La presse islandaise ne manque d’ailleurs pas d’éloges envers ce premier album, comparant même l’artiste à Fiona Apple ou Beth Orton.

Nornin (The Witch) – Le projet 2.0 d’ÍRiiS

Quatre ans après Penumbra, le projet initial est devenu, il y a quelques semaine, ÍRiiS. L’ajout d’une lettre, une seule, un « i ». Comme si ÍRiiS était le projet 2.0 d’ÍRiS. Les acteurs (ici l’actrice) restent les mêmes, mais les décors (ici les influences) changent. La musique traditionnelle et plutôt folk d’ÍRiS laisse place à l’électro islandais d’ÍRiiS. « Nornin (The Witch) » en est le premier extrait, et un EP verra le jour courant 2017. Seule chose que l’on puisse dire aujourd’hui : les amoureux de Björk et Pascal Pinon se reconnaîtront dans cette musique électro et sombre.  La Reykjavikoise semble avoir ingurgité des décennies entières de musique islandaise, pour se l’approprier et la magnifier comme jamais. De la noirceur sort souvent des grands artistes islandais. Après Sin Fang, Sóley, Vök ou Pascal Pinon, la France de la musique indépendante devrait rapidement découvrir ÍRiiS !

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