On y était : Jack Savoretti au Café de la Danse

LIVE REPORT – Rocknfool retrouvait Jack Savoretti pour un concert électrique dans un Café de la Danse complètement retourné par un public surchauffé. 

« Bad news ». C’est avec cette chanson que Jack Savoretti a conclu son concert au Café de la Danse, ce mardi 2 mai. Bad news, c’est avec ces deux mots que j’entame ce live-report. Bad, bad news, je n’ai pas aimé ce concert. Pourtant, j’ai une affection toute particulière pour ce garçon. Pour sa musique que j’ai toujours trouvée profondément authentique, fine et délicate. Sur scène, ce soir-là, j’ai trouvé que cela manquait cruellement de finesse et de délicatesse. La faute à une batterie écrasante, à un clavier inutile et une basse trop lourde qui masquait la guitare. Pas étonnant que Jack Savoretti ait eut besoin de pousser sa voix, presque jusqu’à s’en casser les cordes vocales.

Les chansons se suivent sur la même dynamique, sans changement de rythme, d’énergie, c’est comme monter à bord d’un train qui part à toute vitesse et louper tous les arrêts prévus. Sans doute le set commence déjà à être adapté pour les festivals et il est clair que pour un festival, c’était le concert qu’il fallait.

Alors oui, on danse, on tape des mains, on tape des pieds mais on a surtout l’impression d’être à la fin d’un épisode de One Tree Hill, quand le band local joue dans la seule salle de concert de la petite ville. Si le public semble conquis et ravis de ce concert, je sors de la salle, dépitée. Le seul moment de grâce aura été ce magnifique « Soldier’s Eyes » en guitare-voix, accompagné d’un harmonica et ce « Breaking The Rules » en piano-voix. Le moment doux qui te rappelle que Jack Savoretti écrit de magnifiques chansons et qu’elles n’ont pas besoin d’artifices pour briller de mille feux.

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Texte : Sabine Swann Bouchoul | Photos : Emma Shindo

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