Jim Bauer, Minou, The Pirouettes : la nouvelle scène française de passage à Strasbourg

LIVE REPORT – À la Laiterie de Strasbourg, deux affiches intéressantes le même soir. Quand Jim Bauer ouvrait pour K’S Choice sur la grande scène, Minou préparait le terrain à The Pirouettes. Et autant le dire tout de suite, la France a du talent.

Jim Bauer : une guitare et une voix pour emporter un public

Jim Bauer, seul avec sa guitare, sur la grande scène de la Laiterie, face à un public nombreux venu pour les 25 ans de K’S Choice, moi je l’avoue, j’avais un peu peur. Parce qu’à Strasbourg, le public, c’est pas toujours ça. Ça dépend vraiment des soirs. De l’humeur. De l’ambiance. Mais ce soir, il faut le dire, le public était grand. Battre la mesure dès la 2e chanson, chanter en chœur sans trop se faire prier, féliciter chaudement chaque fin de titre… Jim Bauer a été chanceux ce soir. Mais il était également très facile de tomber sous le charme de la musique de ce garçon. Un petit mélange de Ray LaMontagne et Jeff Buckley sur ses chansons en anglais avait tôt fait de nous emporter. Son titre en français nous a convaincus. Et son mash-up de « Harder, Better, Faster, Stronger » des Daft Punk et de « D.A.N.C.E » de Justice a complètement fini de retourner la salle. Ajoute à cela une voix complètement incroyable, et tu comprendras que Jim Bauer est décidément un artiste à suivre.

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Minou : chaleur tropicale sur le dancefloor

De l’autre côté de La Laiterie, autre première partie, autre public. Mais même adhésion sans limite pour Minou. On débarque, surpris, au milieu d’un public complètement déchaîné, en train de danser les bras levés devant le duo installé aux claviers. Sabine et Pierre ne font pourtant que reprendre la recette pop par excellence : des refrains entêtants, une musique entraînante, des paroles faciles à reprendre. Oui mais voilà, c’est terriblement léger mais carrément addictif. Exactement ce qu’il faut pour lutter contre la morosité ambiante. Tu veux du soleil, de l’espoir et des bulles ? Ne cherche pas, écoute Minou. Quand le duo nous propose de filer à « Montréal » avec eux, on dit oui. On signe où, dites ?

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The Pirouettes : son, lumière et mains levées

Qu’il est loin, le temps où Leo et Vicky occupaient timidement la scène à deux. Le temps où ils tapaient sur les boutons de leur pad pour avoir un beat. Accompagnés d’un bassiste et d’un batteur, la formule de The Pirouettes s’est très clairement enrichie au fur et à mesure des années. Mais le principe reste le même. Avec leur album Carrément, carrément, le couple continue les paroles à la fois intemporelles et actuelles et les mélodies naïves et électroniques. En trois fois plus efficaces. « Collision des énergies, pour concentré de bon esprit », c’est bien ce qui nous passe en tête en les regardant évoluer face à leur public. Les bras sont levés (« Signaux »), les paroles sont scandées (« 2016 – En ce temps-là »), le public en demande toujours plus, et les musiciens, pourtant pas forcément les plus à l’aise sur scène, se lâchent. Ça sautille, ça bouge, ça passe d’un instrument à l’autre en s’échangeant regards et sourires en pagaille.

À la fin d' »Un mec en or », le public réclame son rappel. Ce sera l’ancienne « Dernier Métro » et la tubesque « Jouer le jeu ». Mais l’adhésion est telle que le groupe sera obligé de revenir pour un deuxième rappel. Entre « Comment lui dire » et « Briller comme des étoiles », le public choisira de finir le concert sous une pluie de petites lumières de portables. Un beau moment pour clore un grand concert feel good.

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Photos : Morgane Milesi

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