Europavox 2017 : Soirée rock qui tâche

LIVE REPORT – Troisième jour du festival, sous le signe du rock et de la world-music avec Shame, Témé Tan et Kiwanuka.

Pas de fatigue qui tienne. Malgré une météo pluvieuse, on est prêt pour ce troisième et avant-dernier jour du Festival Europavox. Et il fallait en avoir de l’énergie, en ce samedi soir. Entre la scène rock garage de la Petite Coopérative de Mai, et la salle du Polydome qui accueillait -M-, avec un public arrivé plusieurs heures avant le concert pour avoir la meilleure place possible, il était difficile de respirer. Ambiance humide donc, autant dans les salles que dehors ! Mais cela en valait la peine, car de Shame à Temé Tan, de Them Moose Rush à Michael Kiwanuka, sans oublier Matthieu Chedid, tous ont fait danser (à leur façon) le public convivial du soir.

Rock is not dead !

Le programme du jour commençait tôt. Dès 18h45, les Croates de Them Moose Rush donnait le ton de la soirée à venir. Son ultra puissant, du rock pur comme on aime. Et pour les fans de -M- arrivés dès 16h pour certains afin de faire la queue et d’être aux premiers rangs, cela a permis de ne pas attendre dans le silence. D’un bout à l’autre du festival, Them Moose Rush se faisait entendre pour le meilleur de nos oreilles.

Et pour continuer dans l’esprit rock et garage, c’est à la Petite Coopérative de Mai qu’il fallait rester. Grosse claque pour commencer, avec le duo Grec de The Noise Figures. Si le public est encore peu nombreux et reste en fond de salle, il ne mettra pas longtemps à avancer, pour taper du pied et secouer sa tête comme dans un concert de métal. Les bras se lèvent, on commence à se bousculer. Et ce n’est pas fini. Viens ensuite l’ovni garage punk rock des Français de Frustration. Dire que le groupe ne se prend pas au sérieux est faible. Le guitariste fait semblant d’être le chanteur, de prendre la mauvaise guitare, le jeu de scène est drôle, punk, mais rappelle surtout toute la scène berlinoise. On se retrouve pendant quelques minutes dans une Allemagne punk des années 1990, avec un côté Joy Division et Neu! La claque. On étouffe au devant de la scène, on sue. Qui a dit que le rock était mort ?

Certainement pas les Britanniques de Shame. Cinq jeunes Londoniens qui pourraient très vite connaître la même carrière que les Arctic Monkeys s’ils ne font pas de mauvais choix. Charlie Steen, chanteur du groupe, arrive en béquilles et bandage à la cheville, suite à un concert un peu trop punk la veille. Mais qu’importe béquilles ou non, le groupe fait le show dans tous les sens du terme. Petit strip-tease de la part du chanteur qui drague le public, guitariste et batteur merveilleux. On a chaud. Sexy Shame ! On en demande encore. Mais malheureusement, la tête d’affiche de la soirée (-M-) est en parallèle, et on se doit de les quitter en milieu de set.

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Tandis que la Petite Coopé accueillait une centaine de rockeurs et punks, le Polydome faisait salle comble avec près de 10 000 spectateurs venus voir Lamomali de Matthieu Chedid, mais aussi Témé Tan et Michael Kiwanuka en première partie. Si comme à l’accoutumé avec le public français, les premières parties ne remplissent pas la salle, le belge Témé Tan (qui sera l’une des grandes révélations des prochaines années) et le Britannique Michael Kiwanuka ont su chauffer un public plutôt calme, cantonné pour beaucoup aux buvettes.

Photos : Renaud (@SvenskaPanda)

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