Goat Girl : porte-parole d’une génération angoissée

PREMIERE – Après la mise en ligne de deux singles fiévreux fin 2016, Goat Girl dévoile deux nouvelles chansons incisives, tendance grunge.

Qui a dit que les Millenials étaient des bons à rien ? Et si c’était dans cette génération que l’on dit over connectée voir absorbée par son smartphone que l’on trouve les meilleurs groupes des prochaines années. Prenez par exemple Goat Girl. Un nom de groupe qui sonne comme une blague. D’ailleurs, ça vient d’un sketch. Mais le groupe n’a rien d’une blague. Quatre meufs. Quatre meufs de vingt ans qui n’ont à peine fini la fac et qui ont préféré troqué les bouquins pour les guitares, les basses et la batterie.

Elles ont cette attitude nonchalante propre aux Anglais. Et cette facilité déconcertante à faire un rock complexe et incisif, à mi-chemin entre le grunge et le psyché,  en donnant l’impression d’en faire le moins possible. Putain d’Anglais-es. Désinvoltes mais certainement pas frivoles. Les jeunes femmes écrivent leurs chansons sous le coup de l’émotion. Ce qui explique pourquoi parfois c’est si fiévreux et énervés.

Post Brexit

Elles ont des choses à dire. Notamment sur leur pays et la politique actuelle. Dans le titre « Scum », par exemple, elle n’hésite pas à qualifier leur nation de stupide. Rappel des faits : on est dans une société post-Brexit et elles avaient pas mal de colère à extérioriser. Avec les deux nouveaux titres qu’elles viennent de publier, « Crow Cries » et « Mighty Despair », ce n’est plus la colère mais l’angoisse qu’elles ont besoin de faire sortir de leur corps frêles. Une angoisse que « tous les adolescents ont en eux ». Pour elles, c’est un ressentiment inévitable « quand on a grandi à Londres pendant les dix dernières années ».

 

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