Tim Dup, le prince des bons mots au sommet des Étoiles

LIVE REPORT – Retour sur la première des deux soirées sold out de Tim Dup aux Étoiles. Un concert passionnant devant un public passionné.

Hier soir s’ouvrait la première des deux soirées de Tim Dup en tête d’affiche aux Étoiles. Après une première partie assurée par TRENTE, jeune guitariste-claviersite-onirique, Tim Dup n’a pas eu de mal à toucher au cœur son fidèle public. Jeunes et moins jeunes étaient au rendez-vous. Celui qui mélange figures de styles littéraires, auto-tune et clins d’œil à Bizet, a montré une fois de plus qu’il navigue entre les époques et est capable de résonner à travers un public multi-culturel et intergénérationnel.

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Prince charmant des mots

Avant que Tim Dup ne monte sur scène, en voix off il interprète le texte de « Fin août (interlude) ». La salle est plongée dans le noir, seuls les mots poétiques éclairent les visages. Tandis que résonne encore la dernière phrase « Alors on finit, promis au silence », il s’installe derrière son grand clavier et entame le show avec « Paradoxe ». C’est la première fois que Tim Dup joue à Paris en tête d’affiche, il est ému que le public soit venu pour le voir lui.

Dans sa tour d’ivoire symbolisée par trois claviers et un carré de quatre ampoules à la lueur jaune, ce prince charmant des mots impressionne son public. Depuis la fosse on lui fait des compliments sur son album, on filme en facetime pour faire profiter à ceux qui ne sont pas là, et bien sûr on chante les paroles du jeune conteur. Sur « L’envol », il descend même de scène pour savourer au cœur du public de ce chant choral. Avec « TER Centre », l’un de ses tout premier titres, c’est le public entier qui chante à tue-tête, la preuve d’une fidélité indéfectible.

Interprète habité

Tim Dup quitte dès que la musique le permet ses claviers pour se rapprocher du public et battre l’air des bras comme les grands rappeurs. Sur « Une envie méchante », il n’hésite pas à pousser sur sa voix pour terminer en un cri d’apothéose. Après un morceau instrumental, où lumières et beat rythmiques ont donné toute leur puissance, il quitte la scène. Pour se faire vivement rappeler par le public conquis. Il revient pour deux titres, d’abord « Vers les ourses polaires », une valeur sûre. Puis il conclut sur un nouveau morceau, composé après les nombreux et terribles attentats qui ont frappé l’Europe. Très beau et très touchant, mais qui plombe quand même un peu la fin du set.

Setlist : Fin août (interlude) / Paradoxe / Soleil noir / Moïra Gynt / Où tu vas / Comme un écho / Mortelle Habanera / Une envie méchante / L’envol / Mélancolie heureuse / TER centre / Bons vivants / Cours, cours et cours encore // Bis : Vers les ourses polaires / Nous sommes (?)

 

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Texte : Jeanne Cochin / Photos : Emma Shindo

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