L’impériale Fishbach en démonstration solo à l’Astral

LIVE REPORT – Après un passage aux Francofolies de Montréal l’année passée, Fishbach est revenue à Montréal pour un show en solo à l’Astral. Une grande claque.

Deux concerts de Lou-Adriane Cassidy en une semaine. C’est le destin. Lundi aux Francouvertes en groupe, on la retrouve ce samedi soir en première partie de Fishbach à l’Astral. Cette fois-ci, elle est en duo. Deux guitares donc, et un kick l’histoire de rythmer un peu le tout. Pas que ça en ait besoin, mais c’est vrai que c’est un set complètement différent qu’elle présente. Beaucoup plus folk déjà et plus sucré. Même si, comme Lou-Adriane aime à le rappeler, ses chansons ne sont pas des hymnes à la joie. La blague sur le moment métal au moment de jouer « Les Plants de fraises », la chanson que les sœurs Boulay lui ont écrite, passe toujours aussi bien. Malheureusement, c’est une première partie, et qui dit première partie dit à peine quelques chansons. On la retrouvera vite.

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Le Fishbach show

Fishbach débarque à 21h sur scène pour 1h de show. Ses trois musiciens sont restés en France après un an de tournée ensemble. Fishbach va conquérir l’Amérique du Nord en solo, avec sa guitare et ses pistes lancées depuis son ordi jet-lagué. Comme à ses débuts. Retour aux origines.

« La dernière fois il faisait 36 degrés » se remémore-t-elle. Ce n’est pas la première de Fishbach à Montréal. Elle était déjà venue avec son groupe, pour les Francofolies. Avant d’ajouter, « j’aime bien le froid, je viens du nord de la France ». Elle discute avec l’Astral comme avec une (grosse) bande de potes, mais dès que ses pistes sont lancées, elle est méconnaissable.

Ambiance bleutée, lumières tamisées, elle entame son concert avec « Tu vas vibrer », comme à son habitude. Le silence se fait, chose inhabituelle dans les salles montréalaises. Le regard est déjà habité et la gestuelle gracieuse. Fishbach est une actrice, elle incarne avec intensité chacun de ses personnages, sans lésiner sur le maniérisme. Peu à peu elle s’approprie l’espace, cette scène rien qu’à elle, où elle se meut, ondule et sautille. Son timbre de voix si beau et si profond résonne dans l’Astral, qui s’est bien rempli pendant la pause.

Vêtue de noir de la tête aux pieds (sauf les chaussettes), je la regarde scruter le public de son regard mutin. C’est un terrain de jeu pour celle qui a fait plus de 130 dates l’année passée. Elle prend son temps entre les chansons et interpelle le public qui la presse « je fais ce que je veux ! » lancera-t-elle, sourire en coin, avalant une gorgée d’eau et reprenant son souffle. En plus des titres de son album sorti début 2017, la Française interprète plusieurs reprises : « Night Bird » de Benard Lavilliers version berlinoise, « La Babouche » de Salim Halali, et surtout une « bricole où cas où c’est l’ambiance », la chanson « Disparue » de Jean-Pierre Mader (le « Macumba » c’est lui) qui vient clôturer son rappel dans une ambiance boîte de nuit entre potes. Je te dis même pas comment elle reste en tête… Le public ne se fait pas prier et danse avec elle. Elle salut l’Astral et lance un « bisous » plein d’entrain avant de disparaître en coulisse. Ça, c’était Fishbach.

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Photos : Emma Shindo

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