Une douce soirée en compagnie d’Hannah Epperson et de Carmody

LIVE REPORT – Aux Trois Baudets mercredi soir, on s’est fait bercer par les douces mélodies de Carmody et Hannah Epperson. Une soirée chaleureuse et intime.

Les Trois Baudets accueillaient mercredi soir Carmody et Hannah Epperson pour une soirée anglophone et poétique. La petite salle aux fauteuils rouges n’était pas pleine, mais le public présent n’hésitait pas à s’adresser aux deux chanteuses, riant à leur humour et exprimant leur contentement.

La voix qui porte de Carmody

C’est la jeune londonienne qui monte la première sur la scène des Trois Baudets. Accompagnée au clavier par le jeune, et déjà virtuose, Connor, elle joue de la guitare et chante les titres de ses albums et EP. Elle reprend également les titres composés à deux avec Tom Misch, « Release You ». La voix est puissante et bien assurée et la musique est timidement dansante. On hoche volontiers de la tête et au premier rang quelqu’un ose même se lever pour danser. Avant de jouer « Missing », Carmody sort une feuille de papier, et de sa voix chantante à l’accent britannique elle nous lit un poème. Les deux artistes sont très bons dans se qu’ils font mais on devine qu’ils n’ont pas encore tout à fait pris l’habitude de jouer à deux. Le piano prend parfois trop le dessus et voile la mélodie de voix ou la rythmique donnée par la guitare. Il reste néanmoins que les compositions sont de qualité.

Setlist : For Desire / Summer Rain / Missing / The Ways of Your Love / The Light of Me / Sad songs / Like That / Release You / Before you Knew Me / Singing my Love / Skin

Ce diaporama nécessite JavaScript.

À LIRE AUSSI >> On y était : Hannah Epperson + Haley Bonar à l’Espace B

La fantasque et lunaire Hannah Epperson

Hannah Epperson et son fidèle violon prennent la suite de la soirée en main. Seule sur la scène éclairée d’une lumière de pleine lune, elle fascine. À ses pieds de nombreuses pédales loop lui permettent de construire ses morceaux, ajoutant petit à petit des pistes et éléments. À l’archet, en pizz’ ou comme percu, le violon est l’élément central du set d’Hannah Epperson. Il peut être rythmé, doux, grinçant, chuchoté tandis que la voix, secondaire, ne sert qu’à donner des mots aux mélodies. Elle est d’ailleurs soufflée plus que chantée. Le set s’ouvre avec « Cat’s Cradle » donnant dès l’entrée le ton de la fin de soirée. Le violon y est très présent et l’ambiance cotonneuse. S’ensuivent des titres tout autant aériens, au format long de 7-8 minutes.

Hannah est vraiment venue d’une autre constellation, on la voit communiquer avec sa musique, grimaçant si la note lui déplaît, lâchant un petit cri de joie lorsque l’harmonie est à son goût. Depuis le micro de son violon, on l’entend respirer, ce qui donne parfois du rythme à la musique, sur « Circle » notamment. Entre deux morceaux, elle discute avec son public, de l’environnement, du renouveau printanier, de sa vie à Vancouver. Lorsqu’elle quitte la scène, après avoir joué son hommage à Charlie Hebdo, « Farthest Distance », elle laisse traîner derrière elle un vent de liberté.

 

Advertisements