La vaporeuse Sarah Blasko aux Trois Baudets

LIVE REPORT – Après la sortie de son sixième album solo, la douce Sarah Blasko était de retour aux Trois Baudets pour un concert solo et douillet.

La dernière fois qu’on a vu Sarah Blasko c’était aux Étoiles. Elle était accompagnée de musiciens et jouait les titres pop de son précédent album Eternal Return. Hier soir, aux Trois Baudets, l’ambiance était à l’opposé. Pour la sortie de Depth of Field, la tournée européenne de l’australienne se fait en solo et derrière un piano, au paroxysme de l’intime et du délicat.

Ysé Sauvage, la belle découverte folk

C’est presqu’à l’aveugle qu’on découvre la première partie de Sarah Blasko. Et avec Ysé Sauvage la surprise est de qualité. La jeune femme entame son set de 30 mn seule à la guitare. Elle est rejointe dès le 3e titre, « Blue », par Lewis Fox qui l’accompagne à la basse et à la guitare électrique. Les arrangements folk sont plein de charme et de douceur. Sa voix, en anglais, inspire fraîcheur et candeur. Elle se promène de guitare en piano et de piano en percu. Usant de pédale loop pour enregistrer chœurs, percussions et guitare rythmique, elle crée un cocon folk bien accueillant. Elle quitte la scène sur « Do Better » (présent sur son premier EP, Pieces, sorti en 2015) après avoir réussir à faire chanter le public.

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Sarah Blasko, romantique et celeste

La salle est comble pour accueillir Sarah Blasko. Et c’est avec « Down On Love » (présent sur l’album As Day Follows Night, juillet 2009) a cappella, seule derrière un mince pied de micro, qu’elle entame son set. Pendant près d’1h30 elle alternera les titres de son dernier album Depth of Field, sorti en février 2018, et ceux des albums précédents. Elle est ce soir seule sur scène. Assise derrière son grand piano noir, avec à portée de main de quoi lancer parfois des pistes d’accompagnement électroniques, elle rayonne doucement dans l’obscurité de la petite salle.

La majorité du set se fera en piano voix, avec des titres arrangés pour l’occasion « I Awake », « I Wanna Be Your Man » ou « A Shot » et « Never Let Me Go » pour les plus récents. Elle s’accompagne parfois de pistes électroniques, donnant une petite touche de pop à l’intimité jusqu’alors installée. C’est le cas pour « Beyond » (sur l’album Eternal Return, novembre 2015), ou « Read My Mind ». La jeune femme s’avance même au devant de la scène pour chanter et danser sur la disco-pop « Making It Up ». Puis, dans une ambiance totalement différente elle s’empare d’une guitare acoustique et s’installe loin derrière un petit micro. Elle joue alors plusieurs titres (« Is My Baby Yours? », sur As Day Follows Night, ou « The Woman By The Well », sur What the Sea Wants, the Sea Will Have, 2006) accompagnant sa voix quasi nue de délicats arpèges de cordes.

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Le public est attentif, silencieux et sur un petit nuage. La salle baigne dans une douceur chaleureuse tout au long du spectacle. Et lorsque l’heure approche de quitter les lieux, c’est avec « All I Want », vivement réclamé, que Sarah Blasko s’éclipse. Telle la bougie au cœur de la nuit, la lumière s’éteint doucement et laisse traîner derrière elle le fil rassurant de son passage.

Setlist : Down On Love / I Awake / I Wanna Be your Man / Beyond / Phantom / A Shot / Never Let Me Go / Making It Up / Is My Baby Yours? / The Woman By The Well / Read My Mind / Heaven Sent / We Won’t Run / Leads Me Back // Bis : All I Want

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