Palatine, sur un petit nuage au Café de la Danse

LIVE REPORT – Palatine présentait mercredi soir « Grand Paon de Nuit » au Café de la Danse. C’est Talune, en solo, qui ouvrait. Une soirée placée sous le signe de l’onirisme poétique.

Talune, un guitare-voix féerique

C’est Talune, en solo, qui ouvre ce soir pour Palatine. Lorsqu’on entre dans la salle, il est 20h05 et le chanteur-guitariste entame tout juste son set de 30 mn. Seul, assis sur un haut tabouret, tenant dans ses mains sa fidèle guitare folk, et bercé d’une lumière douce, il entame la soirée d’une création instrumentale. On comprend tout au long des titres qu’il joue en solo ce soir que la guitare tient pour lui un rôle essentiel, peut-être même plus important encore que la voix.

Le public, silencieux, accueille avec attention et douceur les compositions du jeune homme. On y retrouve le goût du voyage et la mélancolie des marins irlandais, la délicatesse et l’exactitude de voix à la Simon and Garfunkel. Entre chaque morceaux, il réaccorde sa guitare, offrant à l’oreille d’originales tonalités mises en valeur par une écriture tout en arpèges. Il reprend également « Place to Be » de Nick Drake, magnifique.

Avant de quitter la scène, sous les applaudissements timides mais conquis du public, il annonce que les morceaux sont habituellement joués à cinq. Un prochain CD est d’ailleurs en cours d’enregistrement. On est curieux d’en écouter plus.

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Palatine, un voyage rock au pays des rêves

C’est sur une scène en contre-jour que Palatine entame son set. Vincent chante les premiers couplets de « The Darkest City », loin du micro, s’accompagnant d’abord de sa guitare électrique grésillante, puis rejoint rapidement par le groupe au complet. Ce soir encore poésie et onirisme sont au rendez-vous avec Palatine. Mais ce soir c’est un set arrangé plutôt rock qui prend place sur la scène du Café de la Danse. Dans le public, on est sagement assis, ce qui contraste fortement avec ce qui est en train de ce jouer face à nous, mais qui permet à chacun de laisser libre cours aux errances fantasmagoriques que Palatine nous invite à suivre. Ces rêves nous transportent en plein bayou, avec « Baton rouge » très chaleureusement accueillie par le public. Avant ça, ce sont les rues sombres de « Paris l’ombre » ou de la « City of Light » qui nous enveloppent. On n’échappe pas à la brutalité des corps (« Ecchymose », « Comme ce rouge me plaît ») et à la rencontre avec un loup (« C’était un loup »).

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Tout au long du set, la scène est plongée dans une chaleur sombre, les spots rouge profond, laissent parfois la place à des ampoules jaunes. Le voyage se fait de nuit et le public se laisse bercer. Les quatre garçons au contraire sont déchaînés. De leurs mouvements ondulants, parfois agités, ils donnent aux titres une nouvelle impulsion. Ce soir c’est Grand Paon de Nuit qui est à l’honneur, mais les titres de l’EP Baton Rouge (octobre 2016) sont également joués. Et lorsqu’ils terminent la soirée avec « Noir-Nord », le chœur de voix qui clôt le titre n’est plus doux et délicat comme à son habitude. Il prend ce soir une tournure rock pleine de fougue. Et c’est très bien aussi.

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Setlist : The Darkest City / Paris l’Ombre / Stockholm / Comme ce rouge me plaît / Faux Brouillards / Marions nous / Ecchymose / Orange Sylvestre / C’était un loup / Baton Rouge / Golden Trinckets // Bis : Noir-Nord

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