Pelpass Festival – Jour 1 : Loud, Demi-Portion et Terror Pigeon pour mettre le feu

FESTIVAL – Jeudi, c’était le premier jour du Pelpass Festival. Pas le genre de festoche à attendre le week-end pour envoyer du lourd.

Au Jardin des Deux Rives, le cadre est parfait. Verdure, chapiteaux, jeux, boule à facette : au Pelpass Festival, tout est fait pour qu’une ambiance bon enfant règne. Ici, pas de chichi, ce petit festival garantit les sourires et les gens ne viennent pas que pour la musique. Moi, oui. Je débarque à 22h alors que la soirée est déjà bien entamée, pour Loud.

Loud, le rappeur québecois au grand coeur

Je n’y connais rien en hip hop, on va être honnête. Mais j’adore le Québec. Alors je suis allée voir Loud, tout comme Emma l’avait fait quelques jours plus tôt au Santa Teresa Festival. Ce mec et sa musique sont irrésistibles. En terme d’image, on pourrait lui coller l’étiquette de « gentil garçon ». Un peu comme la France l’a fait avec Orelsan. Le garçon a les yeux bleus curieux, se baladant sur tout le public. Il n’est pas avare en sourires, qu’il distribue à ses fans, nombreux dans le public. Quant à ses textes, ils sont loin de ceux de ses débuts dans le groupe Loud Lary Ajust. Moins violents, plus fouillés, plus personnels.

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Et c’est sûrement ça qui plaît. Ça et son franglais qui fait sonner les mots tellement différemment. Je ne sais pas à quel point un accent et un langage peuvent être une barrière pour le développement international d’un rappeur. Mais moi qui suis toujours très heureuse de réentendre l’accent québecois, je suis épatée du rendu que ça a en matière de rap. La poésie du français et le côté percutant du rap anglais. À entendre les gens scander les paroles en chœur, je ne dois pas être la seule à la penser en France. On lui souhaite d’exploser ici aussi.

Après un passage devant Demi Portion, rappeur français accompagné de ses deux compères, j’en viens à la conclusion que je suis moins fan du style très « dans ta face » de ce hip hop là. C’est plein de bonne humeur, c’est grand, c’est efficace, mais le style me plaît moins. Heureusement, le public n’est pas de mon avis. Les mains sont levées et l’ovation méritée, après la venue de deux invités pour terminer le set, Kadaz & Junior.

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Le set démentiel de Terror Pigeon

Le dernier groupe de la soirée et celui que j’attendais le plus. Terror Pigeon, groupe indé de pop déjantée, qui a la réputation de transformer chaque concert en grosse boum. La réputation est encore loin de la réalité. Ce concert était ÉNORME. De ceux dont on a tous besoin, même si on ne le sait pas. De ceux qui vous remonte le moral. De ceux qui vous font oublier le lendemain. De ceux qui te colle la banane pour 3 semaines. De ceux qu’on n’oublie pas. Voilà.

Ils étaient 4 ce soir. C’était le dernier concert de leur tournée européenne avant de rentrer à Nashville, leur ville d’origine. 2 chanteurs, un batteur, un saxophoniste. Et une énergie incommensurable. Ils sautent, chantent, dansent sur scène. Mais aussi en dehors. Très vite, ils se retrouvent à lancer une chenille dans le public, qui prend immédiatement. Ils organisent les gens en cercle, pour venir danser au milieu. Et ils tendent un drap blanc au-dessus de nous, pour pouvoir sauter et taper dedans dans une ambiance brûlante. Le résultat, c’est qu’on saute, on chante, on danse. Avec eux. Comme si on était tous amis depuis toujours. Le concert passera bien trop vite. Mais tant pis, on a eu ce qu’on voulait, avec en prime un câlin collectif géant. Et ça, on n’est pas prêt de le revivre de sitôt.

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