Dans les coulisses du tournage de « Flip the Switch » avec Le Prince Miiaou

BEHIND THE SCENES – On a assisté au tournage du nouveau clip du Prince Miiaou « Flip the Switch ». Caméras, costumes, mises en scène, on vous dit tout sur les coulisses !

Le 27 et 28 mai dernier, Le Prince Miiaou filmait le clip de « Flip the Switch », à paraître sur son prochain album, Victoire, prévu pour septembre prochain. Après « Closure », sorti à l’automne dernier et pour lequel elle avait raconté les dessous de réalisation, et « Poisson » en mars, la jeune femme décide cette fois-ci de s’en remettre au collectif DEEZOOIT après leur avoir annoncé :

« J’aimerais bien que ce soit une boucle façon jeu vidéo, où mon but serait de tuer le boss pour atteindre le switch. »

L’entrée dans l’arène

Quand j’arrive au studio de Montreuil, la caméra tourne déjà. Il fait extrêmement chaud dans la salle, drapée de noir pour filtrer le soleil de dehors. Au sol des tatamis, au plafond une lumière froide, dans les coins un diffuseur de fumée et tout le matériel des cameramen. Beaucoup de monde s’active dans l’arène. Il y a ici une petite trentaine de figurants, habillés de couleurs et certains cachés sous des déguisements pelucheux d’ours, singes, oiseaux…

L’idée est de filmer des combats sur le ring, plusieurs versions d’un même scénario, revenant en boucle. Les figurants sont installés en cercle tout autour du ring. Leurs costumes sont colorés et animaliers. Dans leurs bras, l’accessoiriste fait passer tantôt des « frites » de piscine, tantôt du pop-corn.

Entre deux prises, on discute quelques minutes avec Le Prince Miiaou qui s’en veut d’infliger aux figurants une telle chaleur sous les costumes. Elle me raconte le pitch du film et me confie que c’est seulement le lendemain qu’elle jouera ses scènes de bagarre à elle. Aujourd’hui, au planning sont prévues des scènes d’entrée dans l’arène et des combats entre peluches géantes.

L’éternel recommencement

Les scènes s’enchaînent sur le rythme de quelques répétitions puis quelques prises. Il faut recommencer la scène plusieurs fois, avant d’entendre le cri rassurant de la réalisatrice : « elle est bonne ! ».

Après les scènes de bagarre, on tourne une nouvelle scène. Le Prince Miiaou traverse d’abord une foule qui la hue violemment, puis même parcours mais elle porte cette fois-ci une batte de baseball, la foule est plus en retenue. Pour la première version, une grosse peluche lui jette au visage un hot-dog. La scène est tournée plusieurs fois. L’accessoiriste a prévu heureusement plusieurs pains-saucisses.

Le travail de l’ombre

Après les scènes de bagarre en public, on fait une pause. L’occasion d’aller prendre l’air. L’équipe distribue des quartiers d’orange. Dans la salle certains commençaient à se sentir fléchir. Le Prince Miiaou reste et l’on film son entrée en plan rapproché. Elle est amené de force par un homme-singe aux dents en or. La costumière m’explique qu’elle s’est approprié quelques déguisements existants en les pimpant à sa sauce. Elle a ajouté par exemple les dents en or au masque de singe et réalisé beaucoup de retouches au costume du singe-aux-cymbales. Il faut qu’elle assiste à tout le tournage afin de faire régulièrement les ajustements nécessaires. Quand tout le monde sera parti, il faudra qu’elle vaporise un mélange de vodka-eau-huile essentielle sur toutes les tenues pour anéantir les potentiels microbes.

D’une prise à l’autre et d’une scène à l’autre, l’équipe technique est là pour veiller à ce que l’image reste harmonieuse et logique lors du montage. Il faut veiller à ce que la lumière éclaire bien toujours de même et que la fumée donne toujours bien la même ambiance. C’est le rôle des éclairagistes. L’assistant caméra prend les réglages et fait le point avant chaque « moteur, ça tourne, action ! » grâce à une petite molette manuelle.

Un résultat haut en couleur

Je quitte le studio vers 18h30, alors que l’équipe s’apprête à tourner une dernière scène pour la journée. Ils reviendront demain pour reprendre le tournage. Ensuite, il faudra compter plusieurs jours pour monter le clip, faire l’étalonnage, le mixage et préparer sa diffusion.

Merci à Pauline Bérenger.

Advertisements