How to talk to girls at parties : l’amour ovni-punk selon John Cameron Mitchell

CRITIQUE – Romance à l’eau de punk et d’extra-terrestre, How to talk to girls at parties, de John Cameron Mitchell, a un certain charme, mais manque de rythme et d’audace.

1977, Brixton, en Angleterre. L’émergence du punk bat son plein. La jeunesse se rebelle. Parmi elle, trois garçons qui vont de concerts en concerts et tentent tant bien que mal de séduire les filles. Après une nuit bien arrosée, ils atterrissent dans une demeure étrange, habitée par des aliens vêtus de latex et férus d’expérimentations en tous genres. Là, Enn, le timide du trio,  tombe sous le charme de Zan, elle aussi en pleine révolte contre l’ordre établi par sa communauté. S’ensuit une gentille romance sur fond de guitares, de soif de liberté, d’initiations et d’égalitarisme.

Inspiré d’une nouvelle du Britannique Neil Gaiman, How to talk to girls at parties avait tout pour séduire. Du moins, sur le papier. Ok, on aime bien les années 70. Ok, on aime bien le punk. Ok, on aime bien les extra  terrestes. Mais le tout mélangé à la sauce John Cameron Mitchell (Shortbus, Rabbit Hole) ne prend pas. Malgré de bonnes idées, le film manque de rythme et de cohérence. Le subversif qu’on attendait n’est pas vraiment au rendez-vous. On est plus du côté de la bluette adolescente que du film ovni.

Sauvé par le casting

Si on n’a pas été emballé par le film à 100%, il contient quand même quelques bons côtés. A commencer par son casting. Alex Sharp est très attendrissant en amoureux transis, Elle Fanning n’a jamais été aussi magnétique et charismatique qu’en alien révoltée. Un point bonus pour Nicole Kidman qui est carrément crédible en manager de musiciens, au look très affirmé (coucou Vivienne Westwood) et aux répliques bien piquantes.

La bande originale tient forcément elle aussi toutes ses promesses. On se laisser porter par The Damned, Xiu Xiu, Ezra Furman et The Velvet Underground. On avoue que les chansons de The Dyschords, groupe que l’on croise dans le film, font aussi leur effet.

On aurait  juste aimé un peu plus d’audace et de cohésion pour vraiment croire à cette histoire.

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