Thomas Dybdahl, le joaillier de la musique au Café de la Danse

LIVE REPORT – Retrouvailles avec le Norvégien Thomas Dybdahl venu présenté un nouvel album au Café de la Danse. Encore un grand moment de musique.

Thomas Dybdahl serait presque un habitué des lieux, tant le Café de la Danse lui est familier. Il ne fait pas parti de ces artistes pour qui cette salle n’est qu’une étape dans une série parisienne bien huilée (mais si, tu sais, la série Point Ephémère, Maroquinerie, Café de la Danse, Trianon, Cigale, Olympia). On pourrait être triste de se rendre compte que 19 ans après son premier album, le Norvégien ne remplit pas des Olympia à foison, mais la prouesse n’est-elle pas, après près de 20 ans de carrière justement, de pouvoir se targuer de toujours remplir la salle parisienne la plus parfaite pour sa musique ?

Classe et élégance d’une musique qui ne vieillit pas

Accompagné de ses 4 musiciens, Thomas Dybdahl est venu présenter son album à venir en octobre et quelques titres récents d' »All These Things », le dernier en date. Les arrangements sont jazzy, la voix toujours de velours, et c’est encore l’occasion de découvrir le talent et la complicité de ce groupe. Il y a bien plus de 10 ans maintenant, quand je découvrais Thomas Dybdahl pour la première fois sur scène, je me souviens d’avoir été totalement ébahie et d’avoir pensé « c’est donc ça, la musique ». Il est incroyable de voir que tout ce temps après, les impressions sont les mêmes. On sait, devant ces 5 gars, qu’on assiste à un vrai grand moment de musique. Que ce soit les nappes d’orgue et de claviers, le saxophone, la contrebasse, la guitare ou la batterie, tout est noble, sonne pile comme il faut, et magnifie tout le reste. De la joaillerie.

Mais comme souvent avec Thomas Dybdahl, le concert a réservé son lot d’anciens titres venus combler les plus irréductibles. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que toute cette musique ne vieillit pas. « But We Did », « Songs », « One Day You’ll Dance For Me, New York City » et surtout « That Great October Sound » et « From Grace », qui comme toujours termine en chorale générale. Et si on est tous sortis un peu frustrés de voir se terminer le concert après un court rappel, couvre-feu oblige, on sait bien que ce n’est que partie remise. Car on serait tous prêts à passer des nuits entières à voir Thomas Dybdahl en concert.

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